Billets de presson-fanny

  • valorisation des sachets plastiques

    Valorisation des déchets plastiques : Sayouba Guiro en a fait son gagne-pain

    LEFASO.NET | Par Yvette Zongo • vendredi 10 août 2018 à 22h25min

    Des chaises, tables, bureaux, tyroliennes, pavés, etc. réalisés avec des déchets plastiques ! Oui, c’est désormais possible grâce à Sayouba Guiro, le président de l’ABMZ (Association Bayiri Malguéré Zamana), structure installée dans la commune rurale de Gourcy, dans le Zondoma, qui fait de la valorisation des déchets plastiques une réalité au Burkina Faso. Allons à sa découverte !

     

    Valorisation des déchets plastiques : Sayouba Guiro en a fait son gagne-pain

    Engagé dans le reboisement à travers son Association Bayiri Malguéré Zamana (ABMZ) depuis les années 1995 dans la commune rurale de Gourcy, située à une quarantaine de kilomètres de Ouahigouya (chef-lieu de la province du Yatenga), Sayouba Guiro, président de ladite association, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est aujourd’hui l’un des entrepreneurs œuvrant dans la valorisation des déchets plastiques au Burkina Faso. Bénéficiant de la mise en place du Projet d’appui à la gestion des déchets municipaux dans les villes secondaires du Burkina Faso (PAGDM/VS) par le Centre écologique Albert-Schweitzer (CEAS-Burkina), Sayouba Guiro a su tirer son épingle du jeu. Selon ses dires, « lorsqu’on te lave le dos, il faut savoir te laver la face ». Aujourd’hui, entrepreneur dans la valorisation des déchets plastiques, Sayouba Guiro développe des activités génératrices de revenus à travers cette œuvre.

    Objets utilitaires

    Des pavés réalisés avec des sachets plastiques

    De sachets plastiques en objets utilitaires, oui, c’est désormais le quotidien de Sayouba Guiro grâce à la valorisation des sachets plastiques dans laquelle il s’est engagé. Des objets sont composés de plusieurs articles : chaises, tyroliennes, tables rondes et carrées, fauteuils, bureaux, pavés, balais, poubelles, etc. Selon lui, « c’est un travail qui suit plusieurs étapes et c’est la dernière qui permet de valoriser lesdits sachets ». Car, précise-t-il, ce ne sont pas tous les sachets qui peuvent être utilisés. Il faut passer par la pré-collecte, la collecte, le tri et enfin la valorisation.

    Parlant concrètement du travail, il faut par exemple sept kilogrammes de sachets pour fabriquer une chaise, à l’en croire. Évoquant la qualité des produits fabriqués, il affirme être dans une dynamique de perfectionnement, parce que, « lorsque nous prenons les produits fabriqués à notre début et ceux fabriqués aujourd’hui, il y a eu une très grande amélioration et nous cherchons toujours à mieux faire ». Même si les travaux se font traditionnellement, il faut chercher à les moderniser pour pouvoir conquérir d’autres marchés, a-t-il noté.

    Stratégies de vente

    Qui parle de fabrication, parle également de vente. Pour l’entrepreneur, avec l’avènement des réseaux sociaux, tout est devenu plus simple et avec quelques mégaoctets, l’on peut faire la promotion de ses produits. « C’est donc à travers ses réseaux que je fais la promotion de mes produits. Et au-delà de cela, je fais également la promotion à travers les foires, les ateliers et conférences auxquels je participe », confie Sayouba Guiro.

    Difficultés rencontrées

    Une vue de quelques chaises réalisées avec des sachets plastiques

    « Entreprendre, c’est aussi s’attendre à rencontrer des difficultés comme d’ailleurs dans tout type d’activité… rien n’est facile dans la vie ». Telle a été la réponse de Sayouba Guiro, lorsque nous lui avons demandé les difficultés qu’il rencontre. Selon lui, jusqu’à présent, l’association honore toutes les commandes faites par les clients. Mais quand l’association obtient plusieurs commandes au même moment, elle n’arrive pas les honorer, parce que « pour fabriquer une chaise, il faut prendre une journée et cela ne permettra pas d’honorer le rendez-vous ». 
    Sayouba Guiro a donc des perspectives : « C’est de pouvoir moderniser le travail, c’est-à-dire, avoir du matériel moderne qui va nous permettre de produire plus en quantité et d’améliorer également la qualité des produits ».

    Le métier nourrit-il son homme ?

    Pour le président de l’ABMZ, la valorisation des déchets plastiques nourrit bel et bien son homme. Car, dit-il, « sur chaque chaise vendue, j’ai au minimum 1000 F CFA et en une année de travail, on a déjà fabriqué en moyenne 100 chaises, donc imagez combien, j’ai gagné ». 
    Le métier est rentable, parce qu’avec ce travail, l’association subvient à ses besoins et permet ainsi aux employés de gagner leur vie. « Il n’y a pas une plus grande satisfaction que de gagner sa vie à travers ce qu’on fait », se réjoui M. Guiro. Outre les produits vendus, Sayouba Guiro dit aussi profiter des formations données à d’autres personnes dans le domaine de la valorisation des déchets plastiques.

    Yvette Zongo
    Lefaso.net

  • les enfants de rue à Ouaga

     

    Opération retrait des enfants et des femmes en situation de rue : Les centres d’accueil prêts à recevoir leurs pensionnaires

    LEFASO.NET | Par Justine Bonkoungou • vendredi 10 août 2018 à 22h56min

    La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille a tenu, ce jeudi 9 août 2018, une rencontre d’échanges avec les équipes d’intervention du projet de retrait des femmes et des enfants en situation de rue. A l’issue de la rencontre, elle a visité les différents sites devant accueillir lesdits femmes et enfants. Visite qui lui a permis de constater que les centres sont déjà prêts à recevoir les pensionnaires.

     

    Opération retrait des enfants et des femmes en situation de rue : Les centres d’accueil prêts à recevoir leurs pensionnaires

    Le projet de retrait des femmes et des enfants en situation de rue est sur la bonne voie. Selon la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Laurence Ilboudo/Marchal, le lancement de l’opération devrait avoir lieu très bientôt. La première phase durera dix jours. Ensuite, elle s’étendra jusqu’en décembre 2018. Les équipes sont déjà constituées. Près de 400 personnes sont engagées pour la réussite de l’opération.
    Et malgré un budget d’environ 350 millions de F CFA jugé restreint, le ministère espère sortir de la rue au moins 50% des enfants et des femmes. Et ce, avec le soutien d’autres partenaires à travers le Fonds de solidarité nationale.

    Ainsi, il est prévu une équipe de retrait qui est chargée de sillonner les rues de Ouagadougou pour cibler les enfants et les femmes en situation de rue ; une équipe de placement, aussi appelée équipe d’orientation, qui orientera les femmes et les enfants vers les différents sites ; et enfin une équipe d’accueil sur les différents sites. Ces équipes comptent en leur sein des agents d’autres ministères pour une meilleure mise en œuvre de l’opération. 
    Il s’agit du ministère de la Sécurité ; du ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelles ; du ministère des Sports et Loisirs. Les équipes sont donc pluridisciplinaires et comptent également des ambulanciers, des médecins, des psychologues et bien entendu des travailleurs sociaux.

    Souleymane Ouédraogo, chargé d’études et inspecteur d’éducation spécialisée au ministère en charge de la Solidarité nationale, a tenu à préciser que c’est uniquement pour sécuriser les enfants et les acteurs de retrait et non pour obliger les enfants que la présence des forces de sécurité a été requise.

    Il est mis à la disposition de ces équipes du matériel composé de pick-up, de motos, de gilets fluorescents, d’imperméables, d’ordinateurs, de lampes-torches, etc.
    C’est donc pour la réussite de l’opération que la ministre a réuni l’ensemble des équipes pour des échanges qui se sont voulus francs. Occasion pour elle de saluer l’engagement de ces volontaires et les appeler à redoubler d’efforts pour la réussite de la mission.

    « Il faut bien préciser que le retrait des enfants en situation de rue n’est pas un programme de répression, un programme de violence aux enfants. Non, c’est un programme de seconde chance que nous donnons aux enfants de la rue, afin qu’ils soient de meilleurs adultes », a laissé entendre la ministre.

    La priorité, réinsérer les enfants dans leurs familles…

    La ministre a tenu à préciser que la réinsertion des enfants était la priorité. « Nous allons travailler à insérer les enfants dans leur milieu social, pour qu’ils puissent être plus épanouis, parce que nous savons que la famille reste le socle le plus fort pour l’accompagnement de quelqu’un », a-t-elle souligné.

    Une fois dans les centres d’accueil qui ne sont que des centres de transit, les enfants ne pourront y rester que six mois au maximum. Ils retourneront en famille avec des projets de vie tels que la formation professionnelle ou le retour à l’école. Et une fois dans leurs familles, ces enfants continueront à être suivis par les travailleurs sociaux.
    Pour les enfants ayant des difficultés comportementales, ils seront placés dans des centres de prise en charge spécialisés, confie Souleymane Ouédraogo. Les cibles étrangères seront, elles, rapatriées dans leurs pays d’origine.

    Cadres d’accueil déjà prêts

    A l’issue de la rencontre, la ministre et ses collaborateurs ont visité les sites devant accueillir les femmes et les enfants. Trois sites sont destinés aux femmes et un site destiné aux enfants.
    Le premier site est situé au quartier Cissin de Ouagadougou. Il s’agit de l’auberge de solidarité du secteur 17, qui peut héberger jusqu’à 40 femmes.
    Le second site visité est le Centre de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre, dans l’arrondissement de Baskuy. Sur place également, Laurence Ilboudo/Marchal et son équipe ont pu constater que tout est déjà fin prêt pour accueillir les femmes. Ce centre a une capacité d’accueil de 60 personnes.

    Le troisième site devant héberger les femmes est l’auberge de solidarité de Tanghin. Avec ses 40 places disponibles, ce site est aussi prêt à accueillir ses futures pensionnaires.
    Le quatrième et dernier site visité par la ministre est le Centre d’éducation et de formation professionnel de Ouagadougou, situé à Somgandé. Là, plus de 200 enfants peuvent être accueillis. Et ce sera uniquement de jeunes garçons. Les jeunes filles seront hébergées dans les centres destinés aux femmes. Comme sur les autres sites précédemment visités, des travaux de rénovation ont été entrepris afin de le rendre apte à accueillir les enfants.

    C’est donc une ministre satisfaite qui a donné rendez-vous très prochainement à ses équipes sur le terrain pour le retrait des enfants et des femmes en situation de rue.

    Justine Bonkoungou
    Lefaso.net

  • inondations à Ouaga

    Ouagadougou : Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

    Photo : Echo magazine • vendredi 27 juillet 2018 à 07h47min

    Depuis hier, une forte pluie est tombée sur la ville de Ouagadougou, environ 100 mm d’eau ont été enregistrés en l’espace de 24 heures, occasionnant des situations plus ou moins préoccupantes selon les arrondissements et les secteurs.

    Ouagadougou :  Des inondations ont été enregistrées dans  les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

    En début de soirée, la situation se présente comme suit :
    Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements N°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12.

    Les équipes techniques de la mairie sont à pied d’œuvre pour identifier les dégâts causés afin d’apporter des solutions adaptées.

    Au regard de l’évolution de la saison hivernale et des prévisions météorologiques, le maire de la commune de Ouagadougou invite la population à la plus grande prudence.
    Il rappelle par ailleurs à ceux qui ont anarchiquement occupé les zones déclarées inondables à prendre les dispositions pour les libérer sans délai.

    Le maire sait compter sur le sens d’anticipation des uns et des autres pour éviter que des situations malheureuses ne surviennent.

     

    Vos commentaires

    • 1. Le 27 juillet à 09:49, par Le questionnement En réponse à : Ouagadougou : Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

      Messieurs de la Mairie, les zones inondables sont connues, interdiction a été faite aux citoyens de s’y installer, vous qui êtes chargés de la gestion de mairie vous voyez et vous laissez faire ? 
      Les rues des arrondissements manques de caniveaux ou les caniveaux sont bouchés par les usagers, les boutiques qui bordent les rues et dont les propriétaires n’ont d’autres endroits que les caniveaux où ils déversent leurs ordures ? Où sont les bacs à ordures des arrondissements, ou de la commune ? 
      Certains ménages déversent leurs ordures dans les caniveaux, vous le savez, pire certains rejettent dans les caniveaux les eaux usées des toilettes, pour vous en convaincre vous pouvez le constater en longeant le canal de Zogona, et bien sûr si vous faisiez le contrôle vous verrez bien que des citoyens déversent les eaux usées de leurs toilettes dans des canaux de drainage des eaux usées. 
      Les marchands des marchés et yaars, déversent dans les caniveaux des ordures ? Les agents des municipalités n’ont pas d’initiatives ? 
      Les lotissements sont fait sans prévision du drainage des eaux de pluie. 
      La réglementation existe vous le savez mais vous laissez faire ? 
      L’anticipation n’est ce pas gérer ces questionnements en partie. Les conseillers des secteurs et villages, que font - ils d’autres excepté participer aux sessions de conseil communal ?
      Je m’interroge, ce sont des questionnements ? 
      Nous aussi nous avons notre part à jouer, notre contribution à apporter que nous faisons mais l’autorité locale en rentrant dans l’action facilitera nos actions. Sinon que nous luttons contre un moulin à vent ? Voyez - vous la chose publique n’est pas notre propriété, mais un bien commun et certains ne comprendront que si la commune et les arrondissements posent des actions.
      Bonne journée

      Répondre à ce message

    • 2. Le 27 juillet à 11:40, par Minute En réponse à : Ouagadougou : Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

      Des inondation ! Oui ! des inondations. Nous ne pouvons l’éviter sans qu’à tous les niveaux les gens prennent conscience. D’abords, au niveau des autorités. Je condamne cette façon de faire qui a consisté à faire du lotissement "sauvage" au point que Ouagadougou est devenu incontrôlable du point de vue de l’assainissement et de l’urbanisation. Si les dirigeants à son temps n’avaient de soucis que de trouver des logement décents à la population, ils auraient dû faire des lotissements selon un plan réduit et et adapter les constructions. En ce cas, les maisons seraient en hauteur et l’espace occupé allait être géré avec toutes les commodités d’une ville moderne (caniveaux bien fait, toutes les routes bitumées et pavées jusqu’aux concessions.. ). On a préféré voir les intérêts égoïstes en se partageant des milliers de parcelles et au finish, Ouaga a près de 25 km de rayon. Dans cette situation, les solutions ne sont pas à porté de bras. Ensuite, au niveau de la population. Il n’est pas rare d’observer qu’au cours des pluies, des gens aux idées moyenâgeux se permettent de déverser les ordures de toutes sortes soit dans les caniveaux ou sur la voie publique. Une partie de ces ordures vont dans nos barrages et d’autres vont obstruer ces caniveaux et les eaux sont refoulées dans les habitations. Dans tous les cas, le mal revient à nous encore dans nos eaux pour la consommation ou la stagnation des eaux, nids des moustiques de toute sorte. Il faut que nous prenions conscience. Les lieux de culte doivent être mis à contribution pour sensibiliser (mosquée, église et autres). Les autorités ne peuvent réussir à assainir nos cités tant que nous n’ayons pas de comportement citadin. La répression doit être mise en œuvre et ce sera ainsi la solution.

      Répondre à ce message

      • ^ Le 27 juillet à 19:15, par nekrenoma En réponse à : Ouagadougou : Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

        Bonjour ! Oui, les inondations sont là, et une fois encore, nous allons nous accuser mutuellement. Les autorités vont accuser les populations d’inconscience, et les populations vont accuser les autorités d’imprévisions. Certains, vont prôner la répression et d’autres la conscientisation. Qui a tord ? Qui a raison ? Personne et tout le monde.

        Maintenant, reposons le problème en fonction des rôles dévolus à chacun : En tant qu’individu, je gère ma maison. Si je construis un petit hangar en dehors de l’espace réservé à ma maison, la mairie vient me taxer ou me demande de payer une taxe d’occupation. Qui gère la cité ? C’est la commune. Donc, à n’en pas douter, c’est la commune qui doit gérer tous les problèmes d’assainissement, y compris le curage des caniveaux, leur creusage s’il en manque.
        Notre contribution, serait de respecter scrupuleusement toutes les consignes de sécurité édictées par la commune. Quelles sont elles ? Ne pas déverser les eaux usées dans la rue, jeter les ordures dans des poubelles en interne, ou publiques. Y a t il despoubelles publiques ? Non ! Finalement, quand nous faisons une analyse calme et paisible, Oui ! La commune doit s’occuper de la gestion d ela cité, et le citoyen Lambda, de sa maison. La commune a donc plus de responsabilité et notre rôle sera d’élire ceux de la commune qui se préoccupent réellement de nos vrais problèmes.

        Répondre à ce message

    • 3. Le 27 juillet à 11:42, par typologie En réponse à : Ouagadougou : Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

      bonjour ! fasonet c’est mieux de dire innondation à Ouagadougou sinon vous citer les arrondissement en oubliant l’arrondissement 8 alors que les quartiers BASSINKO et RIMKIETA se trouve dans cet arrondissement

      Répondre à ce message

    • 4. Le 27 juillet à 14:58, par Citoyen En réponse à : Ouagadougou : Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

      il est bien vrai que les populations occupent très souvent les zones inondables à l’insu des autorités, mais à mon avis, le problème est surtout lié à l’occupation de ces espaces par des entreprises ou du moins par des gourous qui font des remblais et construisent des grand murs. cette pratique diminue considérablement la zone tampon des cours d’eau. cela oblige l’eau à prendre plus de temps dans son passage à ce niveau et du coup ça entraine des inondations en amont. Comme exemple, regardez vers Somgandé, Kossodo, le pont de Cissin, ...

      Répondre à ce message

    • 5. Le 27 juillet à 15:12, par Dedegueba Sanon En réponse à : Ouagadougou : Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

      Le lotissement anarchique, sans soucis de caniveaux est un héritage de l’autre. Au temps fort du long règne nous avions eu ici des maires " plus analphabètes que la queue d’un âne " pour parler comme Hamadou Kourouma. Qui pouvait parler ? Ici à Bobo, notre ladji local, qui était un convive de premier choix, nous a imposé son fils, au motif qu’il n’y avait rien de compliqué dans le travail d’un maire. Son fils pouvait bien faire un lotissement, et on n’avait pas besoin de faire école pour cela. Qui pouvait dire quoi ? Le RSP était là, ainsi que les ABC et les excités du CDP, pour vous narguer... C’était connu, on se battait pour la mairie, pour lotir et se faire du pognon.
      Comment donc s’étonner que Dieu se faisant plus généreux et décide de nous arroser comme il faut, nous puissions dormir tranquille dans nos secteurs lotis à la façon " commando" ?
      "Lotissement commandos" ? Ça vous dit ? Hé oui, nos lotissements actuels sont un héritage de la révolution, il semblerait que faire un lotissement avec un plan d’assainissement n’était pas à la portée du peuple...
      Il va falloir que les équipes communales travaillent vraiment à assainir ces lotissements, et instaurer une vraie voirie, pour que les pluies soient de " vraies pluies bienfaisantes", sinon...

  • fin de ramadan à Dédougou

    Ramadan 2018 à Dédougou : l’Aid-el-fitr célébrée sous le signe de la paix et la coexistence pacifique

    samedi 16 juin 2018

     

    Après 29 jours d’abstinence, de prières et d’adorations intenses, les fidèles musulmans du Burkina Faso, en particulier ceux de Dédougou, ont célébré l’aid-el-filtr ou la fête du Ramadan, ce vendredi 15 juin 2018. C’est la place de la grande mosquée située au secteur N°2, qui a servi de cadre pour la grande prière. C’est l’imam de la grande mosquée, Alimami Traoré, qui a dirigé la prière. Dans son sermon, il a imploré Allah pour plus de paix, de justice et de coexistence pacifique entre les communautés religieuses du Burkina.

    Ramadan 2018 à Dédougou : l’Aid-el-fitr célébrée sous le signe de la paix et la coexistence pacifique

    Dès 8h, ce 15 juin 2018, ils étaient des milliers à converger vers la grande mosquée. Parés de leurs plus beaux vêtements, les fidèles musulmans s’y rendaient pour prendre part à la grande prière du Ramadan, après 29 jours de pénitence, de prières et d’adorations.

    Premiers responsable de la communauté musulmane de Dédougou, autorités administratives, politiques et coutumières et autres anonymes étaient présents pour rendre grâce à Allah de leur avoir permis de voir ce jour béni. Comme chaque année, c’est l’imam de la grande mosquée, Alimami Traoré, qui a dirigé la prière. Après les deux Rakats obligatoires pour l’occasion, l’imam a imploré Allah afin que le Burkina connaisse davantage de paix et de cohésion sociale.

    Mais aussi et surtout une saison pluvieuse abondante et pleine de baraka. Dans son sermon, il s’est focalisé sur la paix, la justice et la coexistence pacifique entre les communautés vivant sur le territoire burkinabè. « Si on s’attache à la justice, cela permettra aux citoyens de se soumettre volontiers aux décisions de la justice », a-t-il insisté. Puis, il a également demandé à Allah le Tout-Puisant d’accorder la force et la sagesse nécessaire aux gouvernants pour conduire le Burkina Faso vers un avenir radieux. Il n’a pas manqué de rappeler aux fidèles musulmans que les prières et autres bonnes actions ne s’arrêtent pas avec la fin du Ramadan.

    Après la prière, la fête s’est poursuivie dans les domiciles. Pour le gouverneur de la Boucle du Mouhoun, Edgard Sié Sou, « c’est un jour de grâce, un jour de reconnaissance à Allah de nous avoir permis de traverser un mois de privatisation, un mois d’adoration. C’est donc un jour de couronnement pour dire à Allah que nous nous soumettons à sa volonté et nous le reconnaissons comme Allah. C’est ainsi qu’Allah va répandre encore ses grâces sur nous ».

    Le ministre de l’Habitat, Dieudonné Bonanet, était porteur d’un message de la part de président du Faso. « Je suis là pour vous souhaiter bonne fête de Ramadan et traduire toute la gratitude du gouvernement et du président du Faso, pour votre esprit de paix et de coexistence pacifique », a-t-il déclaré. L’imam a invoqué une pluie de bénédictions sur le gouvernement et sur les populations.

    David Demaison NEBIE 
    Lefaso.net

  • Lutte contre l’insécurité alimentaire

    Lutte contre l’insécurité alimentaire : Bientôt la distribution gratuite de vivres aux populations vulnérables

    LEFASO.NET | Yvette Zongo • mardi 29 mai 2018 à 22h24min

    Le Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR) a eu une rencontre d’échanges avec ses partenaires sur la mise en œuvre de l’opération de distribution gratuite de vivres aux populations vulnérables. Cette rencontre, qui s’est tenue ce mardi 29 mai 2018 à Ouagadougou, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de réponse et de soutien aux populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition (PRSPV), plan adopté le 2 mai dernier en conseil des ministres. La réunion a été présidée par Marie Laurence Ilboudo, ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille.

     ......................

    Selon le ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Marie Laurence Ilboudo, cette opération de distribution gratuite va concerner 12 877 ménages, soit 90 138 personnes en situation d’urgence. Et pour ce faire, ces 90 138 personnes en situation d’urgence recevront chacune 400 grammes de céréales sur une période de trois mois.

    .....................

    Campagne agricole 2017-2018

    En rappel, la campagne agricole 2017-2018 a connu des déficits céréaliers dans certaines régions. Par conséquent, il ressort que 22 provinces sont déficitaires, huit provinces sont en situation d’équilibre et quinze excédentaires. Et en termes d’impacts sur la population, « 2 671 867 personnes seront en situation d’insécurité alimentaire, 864 177 en situation de crise alimentaire et 90 138 en situation d’urgence alimentaire, d’où la nécessité de se rencontrer avec les partenaires pour voir comment nous pouvons répondre aux besoins des populations de façon rapide », a précisé Mme le ministre en charge de la Solidarité nationale.

  • marché bio et aux plantes

    Nous serons heureux de vous accueillir sur le stand d'Essor Ba Burkina à cette occasion!

    Affichemarchebio2018

     

     

  • Développement du secteur agricole 

    Développement du secteur agricole : Le ministère de tutelle appuie les acteurs en matériels, finances et logistiques

    • vendredi 27 avril 2018 à 17h34min

    Le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques a remis officiellement des appuis matériels, financiers et logistiques aux structures déconcentrées et aux producteurs agricoles, ce vendredi 27 avril 2018 à Ouagadougou. C’est le ministre en charge de l’agriculture, Jacob Ouédraogo, qui a présidé cette cérémonie.

    Développement du secteur agricole : Le ministère de tutelle appuie les acteurs en matériels, finances et logistiques

    « Pour booster la production agricole, il faut des appuis de ce genre », a affirmé le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo. C’est ce qui justifie la remise officielle des appuis matériels, financiers et logistiques aux structures déconcentrées et aux producteurs agricoles.
    Ces appuis sont constitués des matériels roulants, des logistiques agricoles et des chèques afin de moderniser les exploitations agricoles de façon durable. Il s’agit de :
     105 motoculteurs ;
     50 batteuses de riz ;
     20 despatheuses-égreneuses de maïs ;
     2 broyeurs ;
     11 véhicules tout terrain ;
     232 motocyclettes.

    Selon le ministre Jacob Ouédraogo, cette cérémonie rentre dans le cadre de la concrétisation de la promesse faite aux groupements d’intérêt économique (GIE) des régions des Cascades, de l’Est et du Centre-Ouest, lors de la cérémonie de remise officielle des infrastructures réalisées dans le cadre du programme magasins de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA).

    Vers l’amélioration des conditions de travail

    Afin d’améliorer les conditions de travail des acteurs du monde agricole, le ministère a mis à leur disposition du matériel composé de :
     240 tables ;
     390 chaises ;
     6 bureaux ;
     9 fauteuils.
    « Ce soutien important et fort appréciable de l’Etat burkinabè et de ses partenaires » va permettre de faire face « aux grands défis auxquels est confronté le monde paysan », car la campagne agricole demeure caractérisée par « une faiblesse de la production agricole et une persistance de l’insécurité agricole dans un contexte particulièrement difficile », a indiqué le représentant du président du bureau national des chambres d’agriculture, Eric Zougnonré.

    A en croire Jacob Ouédraogo, l’appui du jour vient renforcer d’autres que son département a réalisés. « Nous avons déjà pratiquement équipé toutes nos directions provinciales d’ordinateurs. Nous les appuyons régulièrement avec des intrants de qualité, des semences améliorées, et des engrais minéraux et organiques », a-t-il ajouté.

    En plus de l’appui financier d’un montant de 30 000 francs CFA par mois pendant six mois apporté aux agents d’appui-conseil depuis 2014, le ministère a pris l’engagement d’étendre cela à douze (12) mois pour compter de janvier 2018. A cet effet, des chèques d’une valeur totale de 177 240 000 francs CFA couvrant les quatre premiers mois ont été remis aux responsables.

    Les meilleurs agents récompensés

    Cette cérémonie a été également l’occasion d’encourager les agents les plus méritants de toutes les régions qui ont reçu des motos et des chèques offerts par le Projet riz pluvial (PRP) dans le cadre du concours « meilleur agent bas-fond ».
    L’une des lauréats, Léonie Kinda, ressortissante de la région du Centre, a réitéré sa volonté d’accompagner les producteurs techniquement comme elle l’a su faire. « Je suis très contente de recevoir une fois de plus ce prix et cela me donne le courage à aller de l’avant », a-t-elle notifié.

    Le coût global de ces appuis entièrement financés par le budget de l’Etat s’élève à 16 603 046 000 francs CFA, selon le ministre Jacob Ouédraogo.

    Subvention des produits agricoles

    Dans la foulée, le ministre en charge de l’agriculture a annoncé la réduction des prix des produits agricoles au titre de la campagne 2018-2019, dans l’ensemble des treize (13) régions du Burkina. Il s’agit entre autres de :
     7 000 tonnes de semences de variétés améliorées ;
     1 150 000 boutures de patates et de manioc ;
     15 241 tonnes d’engrais minéraux ;
     450 tonnes de fumure organique ;
     1 111 tonnes de Burkina phosphate ;
     10,42 tonnes d’activeurs de compost ;
     26 993 unités de matériels agricoles à traction animale ;
     205 unités de matériels agricoles motorisées.
    En ce qui concerne les difficultés que rencontrent toujours les agents sur le terrain, le ministre a tenu à les rassurer des solutions idoines qui seront trouvées. Pour illustrer, il a indiqué que « des dispositions sont en train d’être prises afin de sécuriser les magasins de stockage des intrants et équipements agricoles ».

    Cryspin Masneang Laoundiki
    LeFaso.net

  • La plus grande centrale hybride fioul-solaire au monde

    Energies renouvelables : La plus grande centrale hybride fioul-solaire au monde est à Essakane

    • lundi 19 mars 2018 à 01h09min

    Le président du Faso, Roch Kabore a inauguré une centrale solaire le vendredi 16 mars 2018 sur le site minier de IAM gold SA à Essakane dans la région du sahel. Cette centrale hybride d’une capacité de production de 72 mégawatts est la plus grande au monde. Une centrale solaire qui permet à Essakane SA d’économiser près de six millions de litres de fioul par an. C’était en présence des populations, des autorités politiques, administratives et religieuses de la région.

    Energies renouvelables : La plus grande centrale hybride fioul-solaire au monde est à Essakane

    15 MW, sur une superficie de 30 hectares avec un investissement de 15 milliards, c’est la nouvelle centrale solaire de la société minière Essakane SA de IAM Gold. L’inauguration du joyau a eu lieu ce vendredi 16 mars 2018 à Essakane, sur le site minier dans la région du Sahel. C’est le président du Faso qui a procédé à la mise en marche officielle de la centrale. Ajoutée à la production thermique qui existait déjà, cette nouvelle centrale hybride solaire-fioul est la plus importante au monde. Le président du Faso a salué les responsables pour cet investissement. Il espère qu’une partie pourrait desservir la ville de Dori, via la Sonabel. Le locataire de Kosyam souhaite également que les autres mines emboitent les pas de Essakane SA.

    Essakane investit et économise près de six millions de litres de fioul par an

    En investissant dans le solaire, Essakane opte pour l’énergie propre selon Stephen Letwin, président et chef de direction de IAM GOLD Corporation. Pour lui, c’est une nouvelle étape dans l’innovation et l’excellence. La mine Essakane entre ainsi dans l’ère de l’énergie propre avec une réduction annuelle de 18 500 tonnes d’émissions de CO2 et une économie de 6 millions de litres de fioul par an. Et ce n’est pas tout. La nouvelle centrale solaire, note monsieur Stephen Letwin, va générer près de 40 emplois directs durant la phase d’exploitation et un pourcentage de ses revenus sera dédié au développement local.

    Faire du Burkina Faso, un exportateur de l’énergie solaire d’ici 2020-2025
    Le ministre de l’Energie, Bachir OUEDRAOGO a lui aussi salué l’initiative de la mine. Cela va en droite ligne de la vision du gouvernement. Le Burkina Faso compte à l’horizon 2020-2025 exporter l’énergie solaire. C’est pourquoi le gouvernement soutient et encourage les producteurs indépendants d’énergie renouvelable. Et si c’est la compétence dans le domaine, il y en a. L’installation de cette centrale solaire est l’œuvre d’une entreprise burkinabè. C’est la société Essakane Solaire SAS. C’est elle qui a mis en place les 128 880 plaques solaires. L’idée de IAM Gold rappelle son premier responsable, est d’arriver à fonctionner uniquement avec les plaques solaires.

    Dimitri OUEDRAOGO
    Lefaso.net

  • Coupures d’électricité:  problème pour les artisans

    Coupures d’électricité : Des acteurs tirent le diable par la queue

    • dimanche 18 mars 2018 à 12h03min

    La direction générale de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) a informé sa clientèle lors d’une de ses conférences de presse qu’elle connaît un déficit de 50 mégawatts (MW) pour la période de pointe de 2018. Cette situation rend difficile le bon fonctionnement de certains secteurs d’activité. Ils sont nombreux, ceux-là qui utilisent l’électricité au quotidien pour leur prestation. Une équipe de LeFaso.net s’est approchée de ces travailleurs pour s’enquérir de leur situation.

    Coupures d’électricité : Des acteurs tirent le diable par la queue

    Abdoul Halim Zongo, soudeur : « En cette période de délestage, on a beaucoup de difficultés à respecter nos délais de rendez-vous. Malgré qu’on n’ait pas assez de marchés, l’électricité nous fait encore défaut. Si on connaissait au moins le timing des coupures, cela allait nous aider à mieux s’organiser mais hélas. Il y a de fois où nous coupons les fers pour les souder et le courant se coupe. On est donc obligé de s’assoir et d’attendre. Nous avons appris que la SONABEL connaît des pannes techniques actuellement, c’est pourquoi le directeur a informé la population des différentes coupures que nous allons connaître en cette période de chaleur. Malheureusement, les marchés que nous gagnons ne nous permettent pas d’acheter un groupe électrogène, car les bénéfices sont maigres ».

    Une vendeuse de glace et de jus de fruits : « Avec ces délestages, nos clients se plaignent beaucoup. Lorsque la glace ou le jus qu’ils achètent n’est pas bien congelé, ils commencent à nous accuser tout en ignorant que c’est la SONABEL qui est à l’origine de cette situation. Certains en profitent pour nous tenir des propos déplacés, mais je suis obligée de garder le silence. Le marché tourne au ralenti. Maintenant, on est obligé de produire les jus de fruits et la glace en petit nombre de peur qu’en cas de délestage, nos marchandises se gâtent ».

    Hamidou Ouédraogo, menuisier : « Nous gagnons de petits marchés de temps à autre et il est de notre devoir de respecter le délai afin de gagner la confiance des clients. Malheureusement, les coupures à répétition de la SONABEL nous font défaut. Parmi nos clients, il y a ceux qui nous comprennent mais d’autres par contre, refusent de voir la réalité en face. Je détiens un petit atelier donc je n’ai pas de moyens pour me procurer un groupe électrogène. Contrairement aux différents avis de la population sur la fourniture de l’électricité, la sortie médiatique du directeur de la SONABEL nous a rassurés sur les difficultés réelles qu’ils traversent actuellement. Je pense que la SONABEL doit diminuer sa facture en cette période, car nous n’utilisons pas beaucoup d’énergie ».

    Yacouba Ouédraogo, soudeur : « Les coupures perturbent énormément notre travail. Hier par exemple, je devrais livrer une commande mais toute la journée, il y avait coupure donc j’étais contraint. Je n’ai pas de moyen pour acheter un groupe électrogène. Parait-il que la SONABEL a fait sortir un programme où les heures des coupures sont indiquées mais je n’ai pas connaissance de cela. Tout cela explique à quel point c’est difficile pour moi de m’en sortir face à cette situation ».

    Omar Compaoré, boucher : « Le marché se passe bien mais lorsqu’il y a coupure, nous n’avons plus de clients. Ils n’aiment pas une viande qui traîne plus d’un jour chez le boucher. Parfois, ils arrivent et nous crient dessus on dirait c’est de notre faute. Nous faisons de notre mieux pour leur expliquer la situation telle que cela se présente. Comme solution, j’économise de l’argent pour acheter une plaque solaire sinon ce n’est pas bon ».

    Illias Zongo, soudeur : « Avec ces coupures, vraiment, on ne peut plus travailler. Il arrive de fois où on passe la demi-journée sans électricité donc on ne fait rien. On s’assoit et on se regarde. Si j’avais les moyens, j’allais acheter un groupe électrogène ou installer des plaques solaires afin de tenir le coup mais hélas… ».

    Sakinatou Nacoulma, poissonnière : « C’est compliqué en cette période mais on se débrouille comme on n’a pas le choix. Avec ces coupures, on est obligé d’adopter d’autres techniques de conservation. Par exemple ici, on conserve beaucoup les poissons dans la glace et on ne fait plus de grand stock. Pour le programme de la SONABEL par rapport aux coupures, je ne suis pas au courant. Il n’y a pas longtemps, j’ai fait installer des plaques solaires. J’ai investi plus de 4 millions de francs CFA dans cette énergie solaire mais à l’heure où je vous parle, même une seule ampoule ne s’allume pas. Tout est mal installé ».

    Boukary Ouédraogo, soudeur : « Comme il y a beaucoup de coupures, dans cet atelier, nous travaillons les nuits. Dans la journée, il peut y avoir trois à quatre coupures donc c’est très difficile pour nous de travailler dans cette condition. Les clients nous mettent la pression pour la livraison de leurs commandes donc cela fait que c’est compliqué pour nous. Les gens de la SONABEL n’ont qu’à voir dans quelle mesure nous aider à bien faire notre travail sinon leur simple communiqué pour nous informer que cette année il y aura assez de coupures, ne nous arrange pas. Si j’avais les moyens, j’allais me procurer un groupe électrogène même si c’est pour une petite capacité, mais ce n’est pas le cas. Les coupures d’électricité pendant les périodes de chaleur ne datent pas d’aujourd’hui, donc il revient à la SONABEL de trouver une bonne solution pour nous ses clients ».

    Youssef Yonli, coiffeur : « Avec ces délestages, rien ne va ! Des clients viennent et il n’y a pas d’électricité. Il arrive de fois où ils patientent un peu mais ils sont obligés de repartir. Imaginez de 6h à 15h, il n’y a pas d’électricité alors que c’est la seule activité que j’exerce. Et en cette période, la facture monte plus que lorsque je travaille normalement. Le bailleur se pointe pour prendre son argent. Je ne peux pas lui dire que je n’ai pas travaillé, car je dois respecter ma part de contrat. Cela remonte à plusieurs années qu’à chaque période de chaleur, il y a ce genre de coupure. C’est faute de moyen sinon je veux installer une plaque solaire. En faisant cela, je vais carrément oublier cette histoire d’électricité là même ! »

    Propos recueillis par Cryspin Masneang Laoundiki
    Lefaso.net

  • Boucle du Mouhoun acquisition d’une ambulance

    Boucle du Mouhoun : Le PNGT2-3 finance l’acquisition d’une ambulance et de matériel médico-technique

    mardi 20 février 2018

     

    Le Conseil régional de la Boucle du Mouhoun a remis une ambulance et un lot de matériel médico-technique à la direction régionale de la santé de ladite région. C’est grâce à l’appui de la phase III du deuxième Programme national de gestion des terroirs (PNGT2-3) que cette dotation de plus 42 millions a été possible. La cérémonie a eu lieu dans la soirée du 17 février 2018 à Dédougou en présence du ministre de la santé qui a salué ce geste qui permettra d’améliorer l’offre sanitaire dans la région.

    Boucle du Mouhoun : Le PNGT2-3 finance l’acquisition d’une ambulance et de matériel médico-technique

    Comme c’est le cas ces dernières années, le conseil régional de la Boucle du Mouhoun a reçu cette année encore, une subvention de la phase 3 du Deuxième Programme national de gestion des terroirs (PNGT2-3). Une aide que le conseil a utilisé entre autre pour doter la direction régionale de la santé d’une ambulance et d’un lot de matériel médico-technique. 42 400 004 F CFA, c’est le montant du don qui a été remis en présence du ministre de la santé.

    Pour Nicolas Méda, c’est un don inestimable au système de santé qui en a tant besoin. Avec l’immensité des besoins, l’Etat doit compter avec l’apport des partenaires. « Je ne peux pas compter le nombre de demande que je reçois. Cela (le don) va contribuer à l’amélioration de la qualité des soins et des conditions de travail » a-t-il dit avant de souhaiter un bon usage aux bénéficiaires.

    Tous les intervenants ont salué cette initiative du conseil régional de la Boucle du Mouhoun, et à travers elle, le PNGT2-3 qui, par ses subventions, permet de répondre aux besoins les plus pressants des populations. Pour Aboubacar Sanou, président du conseil régional, le PNGT2-3 est un des grands bailleurs de l’institution qu’il dirige et son accompagnement permet d’œuvrer au développement et à l’épanouissement des populations de la région.

    En effet, entre 2015 et 2018, c’est une subvention totale de 483 632 000 que le PNGT2-3 a mis à la disposition au conseil région de la Boucle du Mouhoun. Selon, le coordonnateur régional du PNGT2-3, Bagnoumana Ouattara, le programme appuie, en plus du conseil régional, les 41 communes rurales de la région depuis 2013. 
    Ses interventions concernent particulièrement les domaines comme le renforcement des capacités pour le développement rural décentralisé ; le financement des investissements du développement local ; la coordination, la gestion et le suivi-évaluation. Ainsi, entre 2014 et 2017, 2 491 630 316 F CFA ont été consommés par l’ensemble des collectivités territoriales de la région pour financer diverses réalisations.

    Quelques cas concrets de l’impact du PNGT2-3

    Dans le village de Bissanderou à 75 Km de Dédougou dans la commune de Tchériba, le Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) a bénéficié d’un forage en 2017. Construit en 2014, le CSPS a longtemps fonctionné 3 ans sans eau, selon Albertine Bassolé, infirmière chef de poste.

    La jeune dame se rappelle par ailleurs qu’il est arrivé aux agents soignants de finir d’accoucher une femme, surtout tard dans la nuit, sans qu’il n’y ait de l’eau pour assurer une bonne l’hygiène de la patiente et du matériel. Il fallait attendre le lendemain pour que les accompagnants aillent loin pour chercher le précieux liquide. Tout cela appartient au passé, puisque le PNGT2-3 est passé par là pour répondre à la requête du conseil municipal. Désormais, le CSPS dispose d’un forage. L’hygiène et l’assainissement s’en trouvent améliorés.

    La mairie de Tchériba a également bénéficié des fonds du programme pour la construction de 24 boutiques depuis 2014. Ces boutiques mises en location sont une force pour la mairie, reconnait le premier adjoint au maire, Yacouba Dissa, « C’est une des principales sources de revenus de la commune. Le PNGT2-3 est notre partenaire clé pour le développement de la commune, parce qu’il intervient dans tous les aspects de développement.

    « Il faut avoir le courage le dire, sans le PNGT2-3, ça sera difficile pour notre commune », explique-t-il. La commune avait déjà bénéficié d’une gare routière, de salle de classe, de centre de santé, de formation du conseil municipal, d’accompagnement pour la protection de l’environnement…

    Le conseil régional de la région de la Boucle du Mouhoun abrite également un grand magasin de stockage de céréales. Une autre réalisation également financée par le PNGT2-3, suite à un besoin exprimé. « La Boucle du Mouhoun est considérée comme le grenier du Burkina. Les paysans produisent beaucoup, mais n’ont pas de locaux pour stocker », note Arnaud Golané, responsable des marchés du conseil régional. L’acquisition du magasin est doublement bénéfique en ce qu’il permet de mettre les productions céréalières en lieu sûr, et procure des revenus au conseil.

    Des acquis et de l’espoir

    Forts des acquis engrangés par le programme, les responsables locaux de la décentralisation dans quelques communes parcourues dans la Boucle du Mouhoun sont tous unanimes. Le PNGT2-3 est pratiquement l’oxygène des collectivités. Sans lui, les communes peineront à répondre aux besoins des populations sur tous les plans.

    Prévu pour prendre fin à la fin de cette année 2018, les regards des populations et des collectivités territoriales sont tournés vers les plus hautes autorités du pays avec l’espoir de voir se renouveler le programme.

    Tiga Cheick Sawadogo
    Lefaso.net

  • Burkina : Le deuxième centre d’hémodialyse inauguré

    Burkina : Le deuxième centre d’hémodialyse inauguré

    LEFASO.NET | Nicole OUEDRAOGO • mardi 6 février 2018 à 23h49min

    Les personnes atteintes d’insuffisance rénale ne demandent qu’une seule chose, être soulagées. Ce mardi 6 février 2018, l’espoir tant nourri est devenu une réalité. Le Centre hospitalier universitaire Blaise Compaoré dispose désormais d’une unité d’hémodialyse. Fruit de la coopération entre le Burkina Faso et la république de Chine Taïwan, ce nouveau centre d’hémodialyse, d’une valeur d’environ 394 millions de francs CFA, permettra d’accroître l’offre de soins en dialyse rénale et de désengorger l’unique unité de dialyse du pays, celle du CHU Yalgado.

    Burkina : Le  deuxième centre d’hémodialyse inauguré

    Ce n’est pas la fin du monde, dit-on, quand on souffre d’une pathologie comme l’insuffisance rénale et ce lundi 6 février, il y a eu de quoi faire sourire les malades dialysés.

    Cette nouvelle unité d’hémodialyse , d’une valeur de 393 millions 574 200 francs CFA, est équipée de 12 générateurs de dialyse, 12 lits de dialyse, deux salles de traitement d’eau, d’un polytank pour la conservation de l’eau, de vestiaires pour les malades. Ce qui permettra de soulager au moins 8 patients par jour, de l’ordre de 3 trois dialyses par semaine.

    En effet, l’insuffisance rénale constitue un véritable problème de santé publique au Burkina. Selon les néphrologues, 200 nouveaux cas d’insuffisance rénale chronique nécessitant une prise en charge par la dialyse, sont détectés chaque année. « Lorsque l’insuffisance rénale atteint un stade avancée, où les reins ne peuvent plus fonctionner, deux possibilités permettent d’éliminer les déchets dans la circulation sanguine : la dialyse et la greffe rénale. L’hémodialyse est la seule option au Burkina pour assurer la survie des patients » a noté le ministre de la santé, Pr Nicolas Méda.

    Et avec l’unique centre d’hémodialyse qu’enregistre le pays, le calvaire des malades n’est plus à démontrer. « Selon les spécialistes, sur un million de personnes, entre 500 à 1200 personnes risquent de souffrir d’un problème d’insuffisance rénale chronique. Rapporté à la population de 19 millions de burkinabè, près de 20 000 personnes ont besoin de soins et doivent être satisfaits » a signifié Nicolas Méda, soulignant que ce nouveau joyau permettra non seulement de réduire la mortalité et les évacuations sanitaires liées à cette pathologie et surtout, de désengorger l’hôpital Yalgado qui n’arrive pas à offrir des dialyses optimales à cause du nombre.

    Bientôt à Bobo Dioulasso….

    L’Association burkinabè des dialysés et insuffisants rénaux (ABUDIR), par la voix de sa Secrétaire générale, Aminata Claudine Ouoba, a salué l’effectivité de cette unité d’hémodialyse tant attendue. Tout en souhaitant que cette initiative soit répandue dans toutes les villes du Burkina, madame Ouoba a saisi l’occasion pour exprimer quelques doléances pour la réduction de la prise en charge des malades. A ce propos, Salimata Edwige Yaméogo /Sanogo, médecin néphrologue au CHU Blaise Compaoré, a confié que la nouvelle unité s’est inscrite dans la même dynamique que celle de Yalgado.’’ De façon unanime, il a été arrêté un forfait de 500 000 FCFA pour un traitement à vie, avec une possibilité de payer à tempérament. Et pour le premier prépaiement, il faut avoir au moins fait un versement de 50 000 francs CFA et les malades disposent d’une échéance de 6 mois pour solder les 500 000 mille FCFA ».

    Du côté du ministère de la santé, Nicolas Méda annonce l’ouverture de nouveaux centres d’hémodialyse dans les prochains mois. Il s’agit notamment de celui de l’hôpital de Bogodogo et de Bobo – dioulasso. « Notre ambition est que les 9 CHR disposent d’unités d’hémodialyse. Nous allons bientôt nous étendre à Ouahigouya, à Gaoua… » a déclaré le ministre de la santé.

    Partenaire du Burkina dans le secteur de la santé, l’ambassadeur de la république de Chine Taïwan, Shen Chen –Chong, a indiqué que le présent projet qui s’inscrit dans le cadre de la commission mixte, prendra également en compte, la formation du personnel sanitaire. L’objectif étant d’aider l’hôpital Blaise Compaoré à accomplir sa mission.

    Une unité de fabrication de consommables ?

    A en croire le ministre de la santé, des dispositions seront prises pour pallier à l’épineuse question des consommables dans les unités d’hémodialyse. Cela sous-entend, selon lui, une formation de l’ensemble de la chaîne des ressources humaines et une maîtrise de la chaine d’approvisionnement des consommables essentiels pour les séances d’hémodialyse. ‘’Nous y travaillons. On pouvait ouvrir ce centre depuis novembre 2017, mais on voulait s’assurer que nous avons au moins 6 mois de fonctionnement de consommables avant de commencer. Là, nous avons lancé les commandes pour que d’ici trois mois, nous ayons un stock de fonctionnement d’environ 1 an » a dit Nicolas Méda. Et d’ajouter, le gouvernement travaille à implanter une unité de fabrication de consommables au Burkina Faso.

    Nicole Ouédraogo
    Lefaso.net

  • La réalité du masque au Burkina

    Culture : « La réalité du masque peut nous aider », affirme Honoré Damité SIDIBE.

    vendredi 2 février 2018

     

    Du 24 février au 03 mars 2018 aura lieu la 14èmeEdition du FESTIMA (Festival International des Masques) de Dédougou. L’on assistera à un beau défilé des différents visages de nos masques d’ici et d’ailleurs (masque en feuilles, en fibres, en tissus, masque du jour, masque de nuit, masque à figure d’animaux, à visage humain etc…). Pour en savoir davantage, nous avons rencontré Honoré Damité SIDIBE. Il commence par nous faire comprendre que lui-même fait partie de cette génération de personnes qui sont nées à un moment où la tradition du masque existait de façon bien forte et visible ; c’est au cœur de cette société pétrie par la tradition du masque, qu’il est venu à la religion. Sa position face à cette question est d’autant plus aigüe qu’il est issu de la famille propriétaire des masques de son village. Pour lui, aujourd’hui, comme responsable de sa communauté religieuse, comment réapprendre à certaines personnes des différentes religions à aller à la rencontre de nos peuples, plonger dans nos cultures, accepter de les ouvrir à d’autres cultures pour vivre dans une harmonie intérieure ? La réalité du masque pourra nous y aider selon lui. Mais comment ?Lisons plutôt cet initié, ce qu’il nous dit du masque en général.

    Culture : « La réalité du masque peut nous aider », affirme Honoré Damité SIDIBE.

    Le masque est-il quelque chose ? Ou bien le masque n’est-il qu’un homme ?

    Honoré Damité SIDIBE :Comme l’a si bien dit Monseigneur Anselme Titianma Sanon, lors d’une conférence donnée au FESTIMA des masques tenu en février 2012, je vous informe qu’il était le parrain choisi pour présider cette édition, je cite : « La tradition du masque n’est pas une religion, mais une dimension des religions du monde, les religions cosmo-biologiques comprenant des croyances, des cultes (cérémonies, rites) et des observances, notamment le secret du masque et de l’initiation. De ce fait, le masque peut être le véhicule de sentiments religieux tels le sacré, le saint, le spirituel, le mystique et l’éthico-moral… ».

    Alors, le masque est perçu comme un trait d’union entre le visible et l’invisible ! Le masque, son visage, sa danse, son accoutrement, bref ce que nous voyons traduit une toute autre réalité que nous ne voyons pas. Le visible perçu renvoie à l’invisible non exprimé. Du coup, celui qui s’arrête à ce qui est extérieur sans pouvoir plonger dans la réalité profonde de l’intérieur est appelé un non initié, un profane. C’est pourquoi le masque crée ce trait d’union entre le profane et le sacré.

    Le masque est perçu ensuite comme un trait d’union entre le profane et le sacré !Un non initié ne peut pas porter le masque. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’initiation dans la plupart des cas finit avec la sortie des masques ; les nouveaux initiés sont alors habilités à porter pour la première fois le masque, signe de leur capacité de passer du profane au sacré et de tenir cette chose sacrée sans la divulguer ni la profaner.

    C’est pour cette raison, qu’au moment de la confection du masque, les futurs initiés sont invités et lorsque le masque est fini, on les interroge : qui est derrière les feuilles ou les fibres… Le non initié qui a vu le visage de celui qui est maintenant dans le masque répond en donnant son nom. Il est alors fouetté jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il faut dire : c’est le masque et non tel… Du coup, porter le masque devient une forme culturelle, une expression de la culture.Et c’est cela que la musique, la danse, l’habillement du masque deviennent propres à chaque groupe, village, région, pays etc… Le masque est alors regardé comme expression culturelle.

    Le masque traduit une expression culturelle !C’est là que chaque expression du masque cache une richesse que nous regardons sans voir parce que nous ne sommes pas initiés à la culture du peuple porteur de ce type de masque. Nous devenons des élèves, des apprenants à côté de ceux dont c’est la culture ; ceux-là deviennent les maîtres qui nous entraînent dans la lecture des différents codes.La forme du masque a sa signification : tête de crocodile, tête de faucon, tête de lièvre, tête d’antilope, tête d’hyène… tout ce que le peuple en question veut traduire comme symbole, totem, histoire propre de sa culture se trouve visualisé dans la forme que prend le masque.

    Les matériaux utilisés pour confectionner le masque prennent également toute leur signification et leur intégration profonde dans la culture, dans l’environnement du peuple en question : masque en feuilles, et pas n’importe quelles feuilles ! Masque en fibres, masque en tissus, masques ornés de cauris ou dansant avec des grelots ; masques portant un fouet, un bâton, une machette, un sabre ou masques aux mains nues etc… Et c’est là que la nature devient l’espace, le lieu et l’expression de cette force.Le masque nous entraîne dans une expression de la force de la nature !

    Le masque sort alors pour rythmer les saisons des travaux des champs ; il sort au début pour marquer le temps où Dieu féconde la terre par le don de la pluie et alors le masque danse en vue de saluer et comme pour appeler les premières pluies qui vont venir ouvrir la terre et lui donner de faire germer toute espèce de plantes et d’herbes… Il signifie la nouvelle création des jeunes pousses de feuilles et d’herbes, traduisant par là que la vie qui sort des racines de l’arbre et qui irrigue l’arbre, la vie qui jaillit du sol resté jusque là sec et aride est bien plus forte que la sécheresse et la mort.

    C’est pourquoi, le masque sort également au moment des grandes funérailles pour faire le lien entre les vivants et les morts, entre les vivants sur terre et les vivants dans l’au-delà. Il revient du pays des Ancêtres… Il est ce « fantôme » qui vient danser et redire à ceux qui le voient que celui que l’on ne voit plus n’est pas disparu à tout jamais ; il vit et vivra tant que sa mémoire sera reproduite dans le visage du masque qui lui ne meurt pas parce qu’il est comme le soleil qui disparait le soir mais revient toujours au matin en conquérant joyeux. « Le masque n’est pas qu’un homme : il est l’ancêtre, le symbole vivant du monde non visible, celui qui rend présent le double de l’être existant ».

    Le masque sort bien sûr à la fin de l’initiation des jeunes pour perpétuer de génération en génération la force de la vie reçue et à transmettre… Le jeune initié, celui qui a reçu la tradition de ses aînés et qui désormais est jugé digne de la conserver et de la transmettre à son tour, revient au milieu des siens portant le masque, dansant au pas du masque. Il est désormais entré dans le Sanctuaire et peut alors s’afficher en adulte, garant et gérant des valeurs de son peuple.En fin de compte, le masque nous interroge sur la culture de l’autre. Pour en savoir plus sur le masque, je peux vous conseiller de lire le livre inculturation ou acculturation ? Et si leur « DO » était regardé comme leur « CREDO » de l’Abbé Emile BOMBIRI.

    David Demaison NEBIE
    Lefaso.net

  • Eau potable dans le Centre-Ouest : Taux d’accès

    Eau potable dans le Centre-Ouest : Taux d’accès de 68,4 % en 2017 contre 68,1 % en 2016

    LEFASO.NET | Par Yvette Zongo • mercredi 31 janvier 2018 à 13h15min

    Les agents de la direction régionale de l’eau et de l’assainissement du centre-ouest ont tenu leur 22e session du comité régional de pilotage du programme national d’approvisionnement en Eau potable et d’Assainissement (PN-AEPA).C’est une rencontre qui a eu lieu le mardi 30 janvier 2018 dans la salle de conférence de la chambre de commerce de Koudougou, chef-lieu de la région du centre-ouest.Et à l’occasion de ladite rencontre, il s’est agi de faire le bilan des activités menées au cours de l’année 2017 et de programmer celles de 2018.

    Eau potable dans le Centre-Ouest : Taux d’accès de 68,4 % en 2017 contre 68,1 % en 2016

    La question de l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement reste toujours un défi majeur à relever au Burkina Faso et plus particulièrement dans la région du centre-ouest. C’est dans ce contexte que les agents de la direction régionale de l’eau et de l’assainissement dudit centre ont tenu leur 22e session du comité régional de pilotage du programme national d’approvisionnement en Eau potable et d’Assainissement (PN-AEPA).

    JPEG - 64.6 ko
    Mme Julienne Tiendrébéogo, DR de l’Eau et de l’assainissement du centre-ouest

    A l’occasion de cette rencontre, il s’est agi de faire le bilan des activités menées en 2017 et de programmer celles de 2018. Parlant du bilan des activités menées, la directrice régionale de l’eau et de l’assainissement du centre-ouest, Mme Julienne Tiendrébéogo a laissé entendre qu’il est satisfaisant. Une satisfaction qui, selon elle s’explique par le taux de réalisation variant entre 80 à 100 % ainsi qu’à celui de l’exécution financière. Et au président dudit comité, M. Sayouba Sawadogo d’ajouter que ces résultats sont la résultante des efforts fournis par l’ensemble des acteurs œuvrant dans ledit domaine.

    JPEG - 67.3 ko
    Une vue des participants de la 22e session du comité de pilotage

    Et pour ce faire, il a exhorté ceux-ci à intensifier leur engagement afin de faire de l’ accès universel à l’eau potable et à l’assainissement pour tous, une réalité d’ici à 2030. Pour la DR de l’eau et de l’assainissement du centre-ouest, « le taux d’accès en eau potable en 2017 a évolué de 0,2 point par rapport au taux d’accès de l’an dernier même si au niveau de la fonctionnalité des ouvrages installés, l’on a enregistré huit cents forages en panne ». Cependant, des réformes ont été engagées à l’issue de la session afin de réparer les différents forages en mauvais états en fonction des zones les plus affectées, a-t-elle expliqué.

    JPEG - 66.9 ko
    Une photo de famille pour marquer la 22e session du comité de pilotage du PN-AEP et PN-AEUE

    Quant au programme de 2018, plusieurs activités ont été enregistrées. Et à cet effet, la première responsable de l’eau et de l’assainissement du centre-ouest a souligné qu’en Approvisionnement en eau potable (AEP), il est prévu la réalisation de 74 forages neufs, la réhabilitation de 64 forages et de 02 Adductions d’eau potable simplifiée (AEPS) neuves. Concernant le volet Assainissement, celle-ci a montré qu’il est prévu la réalisation de 18 latrines dans les écoles, 03 latrines dans les centres de santé, 08 latrines dans les lieux publics et 1200 latrines familiales. Et pour la réalisation de toutes ces activités, 144.800.000 FCFA ont été votés comme budget prévisionnel, a-t-elle dit. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

    Yvette Zongo
    Lefaso.net

  • 11 décembre à Gaoua

    11 décembre à Gaoua : ‘’L’indien du Burkina’’ fier de sa culture

    LEFASO.NET | Par Tiga Cheick Sawadogo • mardi 12 décembre 2017 à 08h28min

    La touche culturelle de la région du Sud-Ouest a fait la particularité de la célébration du 11 décembre 2017 à Gaoua. On savait bien cette région fière de sa culture. Ce n’est pas fortuit si le thème de cette édition a intégré ce volet. « Diversité culturelle et citoyenneté responsable pour un Burkina Faso solidaire et harmonieux ». Les ‘’indiens du Burkina’’ ont prouvé que la souveraineté se mesure aussi et surtout à l’aune de la sauvegarde des valeurs culturelles.

    11 décembre à Gaoua : ‘’L’indien du Burkina’’ fier de sa culture

    Originale et authentique

    Ils furent l’une des attractions juste avant la parade civile et militaire. Habillés en peaux d’animaux comme cache-sexe, le torse nu, deux hommes d’un certain âge et une femme ont retenu toute l’attention du public. Un accoutrement fort bien apprécié qui instruit surtout la nouvelle génération sur la manière dont les ancêtres de cette partie du territoire s’habillaient avant la venue de l’homme blanc. « Les indiens du Burkina avec leurs flèches qui n’ont jamais atteint leurs cibles », a ironisé l’un présentateurs de la cérémonie, certainement un parent à plaisanterie des Lobis. S’est-il seulement proposé comme cible pour éprouver l’adresse des archers ?

    La flèche partout

    La flèche est une arme qui définit dans une certaine mesure, le guerrier lobi. Eh bien, même des militaires étaient armés de flèche, pour faire local. A moto, à cheval, on les vus brandir cette arme blanche. Le public s’est vite identifié et n’a pas manqué d’acclamer fortement cette touche originale. En plus des flèches, certains agents des forces de défense étaient parés de tenues à base de la cotonnade locale.

    Le tapeur de sable de l’Est

    Surnommé les tapeurs de sable, les gourmantchés ont fini par faire de la géomancie leur identifiant culturel. Au passage des régions lors de la parade, un des défilants simulait ainsi un géomancien en pleine activité, ce qui a suscité des réactions des parents à plaisanterie. « Il ne voit rien dedans », lancera notre voisin.

    Les Koglwéogo toujours absents

    Une fois de plus, les Koglwéogo étaient absents du défilé, tout comme l’année dernière à Kaya. Les très controversés groupes d’auto-défense n’ont rien eu à défendre. Les Dozos eux, étaient bien là. Si ces derniers ont défilé pour le compte du ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique, avec l’union nationale des Dozos, on se demande au compte de quelle entité les ‘’gardiens de la brousse’’ auraient-ils défilé ? Le ministère de l’administration territoriale, celui de la sécurité intérieure ou de la présidence du Faso, eux qui voulaient être rattachés au palais de Kosyam ?

    Dadis Camara toujours fidèle au 11 décembre

    L’ancien Chef d’Etat de la Guinée a refait son apparition. Au Burkina Faso depuis plusieurs années, après l’accident qui a failli lui coûter la vie, le capitaine Dadis Camara est en exil au pays ‘’des hommes intègres’’. Ce jour du défilé du 11 décembre à Gaoua, l’éphémère président du Conseil national de la démocratie en Guinée, était aux côtés du chef de l’Etat. Le 11 décembre est l’une des rares occasions pour voir une apparition publique du capitaine déchu.

    L’école de Thomas Sankara

    C’est l’école Centre ‘’A’’ de Gaoua qui a ouvert le défilé civil, au compte du Ministère de l’éducation nationale. La plus vieille école de Gaoua, sinon de la région du Sud-ouest, selon le commentateur. Le capitaine Thomas Sankara qui a fait une partie de son cursus scolaire à Gaoua a été pensionnaire de cette école. Une remarque qui a arraché les ovations du public.

    Rassemblé par Tiga Cheick Sawadogo 
    Lefaso.net

  • Des entreprises citoyennes au service de la santé de l’enfant

    Course pour la vie : Des entreprises citoyennes au service de la santé de l’enfant

    • mardi 7 novembre 2017 à 01h02min

    Une cinquante d’entreprises de la ville de Ouagadougou menée par Nestlé avec le soutien de la commune de Ouagadougou et la société burkinabè de pédiatrie (SOBUPED) organise le samedi 11 novembre 2017 un événement dénommé la Course pour la vie. Objectif, récolter des fonds pour l’achat de matériels d’urgence et de couveuses au profit de certains hôpitaux de la ville. L’information a été donnée ce lundi 6 novembre 2017 par les organisateurs.

    Course pour la vie : Des entreprises citoyennes au service de la santé de l’enfant

    Le manque de couveuses et de certains matériels d’urgence dans les centres médicaux de référence de Ouagadougou est réel, limitant ainsi la capacité de prise en charge médicale des nouveaux-nés. C’est donc dans le but de contribuer à sauver des vies à travers l’équipement de ces hôpitaux en matériels d’urgence et en couveuses, que Nestlé et une cinquantaine d’autres entreprises burkinabè ont initié la Course pour la vie.

    Elle consiste en une course relaie sur 10 km entre les personnels des différentes entreprises participantes.

    Autour de cette course sont greffées d’autres activités dont un concert qui sera donné par des artistes burkinabè de renommée et une tombola qui auront lieu à l’espace aéré de la BECEAO. Plusieurs lots sont en jeu, dont des billets d’avions, des fournitures scolaires, une moto, des sacs de ciments, des lots Nestlé, etc. Pour y participer, il faudra acheter un bracelet d’accès à 2000 FCFA. C’est l’ensemble des sommes récoltées par la vente des bracelets d’entrée et les souscriptions des entreprises qui financera l’achat des couveuses et autres matériels médicaux.

    C’est pourquoi le maire de la commune de Ouagadougou Armand Pierre Béouindé qui a marqué le soutien de la commune à l’événement, a appelé les ouagalais à y participer massivement afin qu’« Ensemble avec une petite contribution de 2000 FCFA nous puissions chacun apporter notre soutien à l’équipement de nos différentes formations sanitaires. »

    Le Pr Ludovic Kam, président de la Société burkinabè de pédiatrie se réjouit pour sa part de cette initiative, quand on sait que les prix des couveuses varient entre 10 et 20 millions et même plus en fonction de la qualité. Il a donc tenu à rassurer les populations que les dons seront utiliser à bon escient et explique que les couveuses iront dans les centres de références disposant de services de néonatologie et des compétences nécessaires à l’utilisation du matériel.

    Pour 2018, les organisateurs espèrent la participation de 70 entreprises pour mobiliser 100 millions de F CFA. L’objectif étant de mobiliser d’ici quatre ans, plus de 350 millions de FCFA pour équiper les services de néonatologie en couveuses et matériels d’urgence.

    Justine Bonkoungou
    Lefaso.net

  • écoles sous paillottes

    Education : Wan, le village oublié et ses classes sous paillotes

    LEFASO.NET | Par Tiga Cheick Sawadogo • jeudi 2 novembre 2017 à 23h38min

    Un terrain nouvellement débarrassé de ses hautes herbes et sur lequel trône désormais trois hangars ou paillotes (un jeu de mot qui ne change pas la réalité). Il y a trois ans, le premier abri de fortune a poussé et chaque année une autre s’ajoute. C’est là que les enfants ont rendez-vous avec les enseignants pour apprendre à lire, à écrire..., dans ce village enfoui dans les profondeurs de la commune de Bondigui, province de la Bougouriba, région du Sud-Ouest. Lasses de s’être saignées depuis des décennies pour construire une première école, aménager une route, construire des points d’eau et récemment un centre de Santé, les populations qui s’estiment abandonnées et oubliées, ont les regards désormais rivés sur leur gouvernement. A lui de jouer enfin son rôle régalien. Grand reportage.

    Education : Wan, le village oublié  et ses classes sous paillotes

    “Accroche-toi bien”, nous conseille notre guide quand nous quittons la RN 12 (Diébougou-Bobo Dioulasso), à gauche à partir de Bondigui, pour entamer la piste rurale qui conduit au village de Wan. “Il s’est réfugié” (Wan), en langue Djan, porte bien son nom. Sur un trimard rural en piteux état, et au milieu d’une forêt boisée de part et d’autre, il faut pister prudemment son chemin.

    Le village de 1874 habitants, selon le recensement général de la population (2006), est à environ 6 km de la commune rurale de Bodigui qui elle-même est distante de Diébougou (chef-lieu de la province de la Bougouriba) de 30 km. Le Djan, le Lobiri, et le Dioula sont les langues parlées de la bourgade qui, en cette soirée du 17 octobre 2017, est quelque peu calme. C’est la période des récoltes et les villageois majoritairement agriculteurs, sont allés chercher les fruits de leurs labeurs dans les champs.

    JPEG - 110.1 ko
    L’école primaire ’’B’’ de Wan

    Du coup, on est loin de l’animation habituelle dans les cabarets et autres lieux de rencontre. C’est plutôt dans les écoles que le brouhaha rompt le silence général. Justement dans un coin du village, trois hangars se dressent sur un terrain nouvellement désherbé. C’est l’école ’’B’’ de Wan, réfugié au tréfonds du village, comme une face hideuse que l’on cherche vainement à cacher. Des hautes herbes encore luxuriantes ceignent en C, le périmètre de l’école.

    Du CP1 au CE1, trois années sous paillotes

    Sous une des paillotes, l’heure est à la lecture. A tour de rôle, les élèves passent avec un bâton pour lire, sous les yeux attentifs de l’instituteur certifié, Lazare Sanou. C’est lui qui, il y a trois ans, a porté sous les ’’fonds baptismaux’’, la première paillote. Après 10 ans de fonction, il faisait sa première expérience d’une école de ce type. Affecté en septembre 2015, il se rendra compte qu’en réalité, il est directeur d’une école qui n’existe que sur les papiers. Aux pieds d’un arbre, sous une paillote, un hangar, dans une case..., c’était à Lazare Sanou de se débrouiller pour trouver la solution d’inscrire la première promotion.

     

    « J’étais seul à l’ouverture. Le site initial se trouve à la sortie du village. Vue la distance et au regard de l’âge des tout-petits, on a négocié un local. C’est en 2016 que nous sommes venus sur ce site. On s’assoit sur les tables-bancs comme les élèves. Ça fait trois ans que je n’ai pas une seule chaise », témoigne le directeur. Ses élèves, qui n’ont jamais pris cours dans ’’une classe normale’’ sont actuellement en classe de CE1.

    Entre temps, en 2016 puis en 2017, deux autres ’’classes’’ ont été ouvertes, ce qui porta le nombre de hangars à trois avec un effectif total de 81 élèves réparti comme suit : 35 élèves CP1, 28 élèves au CP2 et 18 élèves au CE1. Sur le site, encore éberlué par ce qui fait office d’école, on est vite tiré des sentiments entremêlés par l’enthousiasme qui règne sous chaque paillote. « Moi, Monsieur », « Moi Madame ».

    Une vie d’école sous paillote

    JPEG - 105.5 ko
    La classe de CE2 en plein cours

    « C’est exposé, et pour que les enfants suivent les cours même, c’est tout un problème. Ils sont distraits de tous les côtés. Nous essayons de tenir. Voyez-vous avec ma taille, ma tête se heurte chaque fois à la paille de la toiture et ce sont les enfants eux-mêmes qui m’interpellent tout temps par ’’eh Madame, Madame l’arbre là va cogner votre tête hein », tranche de vie racontée par Alimata Coulibaly qui tient la classe de CP2.

    Ses dires sont confortés par sa collègue du CP1 qui avoue que le plus dure, c’est quand par exemple un camion traverse le village. Là, il faut carrément interrompre momentanément les cours. « Regardez, suivez », ne cesse de marteler les enseignants.

     

    Dans ces conditions, inutile de dire que le sport est un luxe, même si cela est une matière indispensable. « Mes élèves sont au CE1. Dans trois ans, ils seront au CM2, un examen les attend. Ils doivent apprendre à courir et à sauter. Doit-on en vouloir à ces enfants si une fois au CM2 ils n’arrivent pas à bien courir et à bien sauter ? », demande le directeur Lazare Sanou.

    Alimata Coulibaly elle, fait sa première expérience dans l’enseignement. A peine a-t-elle quitté les bancs de l’école de formation qu’elle retrouve un autre banc, cette fois sous un hangar, et dans le rôle d’institutrice. De la théorie à la pratique, le fossé est abyssal. « Ce qu’on a appris à l’école, on ne peut l’appliquer ici. Les affiches, il n’y a en a pas. Les cahiers, règles et autre, nous les déposons dans une cour voisine. L’amour du drapeau doit commencer dès le bas âge, les enfants doivent monter le drapeau le matin et le descendre chaque soir. Comme il n’y en a pas, on fait des schémas pour leur montrer les différentes couleurs », disserte-t-elle.

    JPEG - 109.5 ko
    Des hautes herbes autour de l’école fréquentée par des mômes

    Outre, l’environnement qui n’est pas propice à l’enseignement des tout-petits, il y a le manque du minimum pour tenir (au moins) sous les hangars. Les tables-bancs du CP1 ont été empruntées et dans les jours à venir, les apprenants pourraient s’asseoir à même le sol ou apporter carrément des tabourets à l’école.

    Bê Kporo Kam, président de l’Association des parents d’élèves ne cache pas sa colère. « On achète le secco (Ndlr. paille), quand la pluie bat, ça se gâte et il faut refaire. C’est avec nos petites économies que nous achetons les tableaux, à 22 500 F CFA l’unité. Même les tables-bancs, on va emprunter. Au CP1, les enfants étaient assis à même le sol. Nous sommes allés en demander après. Si la campagne d’alphabétisation Djan recommence, ils vont récupérer leurs bancs et leurs tableaux. On demandera peut-être aux élèves d’envoyer leurs tabourets. Je coure de gauche à droite pour négocier, je suis fatigué de demander... », fulmine le président.

    C’est donc avec impuissance que le village observe la débrouillardise des enseignants et des élèves, soumis également aux intempéries de toutes sortes. « Aujourd’hui au Burkina Faso, voir encore une école sous paillotes plus de trois ans, ce n’est pas possible. A la radio et à la télé, on voit que le gouvernement lutte contre cela. On ne comprend pas pourquoi ici, il n’y a pas de construction », rumine de son côté Pascal Kam, notable du village, délégué par le chef.

    JPEG - 118.1 ko
    Depuis 3 ans les élèves apprennent dans un abri précaire

    Dans ces types d’écoles, le danger se cache souvent derrière la paille. « Vous voyez les herbes sont touffues, si un reptile sort ici, c’est la débandade », note le directeur. Justement le pire a failli arriver dans une des 30 classes sous paillotes que compte la Circonscription d’éducation de base(CEB) de Bondigui. Le conseiller pédagogique de l’inspection de la commune, Arsène Bê Palm, nous confie qu’un serpent est une fois tombé du toit en plein cours. Ce fut la débandade. Mômes et enseignante y compris. Ce sont les garçons de ladite classe qui auraient tué le reptile, alors que ’’Madame’’ tremblait de tout son corps.

    « Au CP2, un bois a heurté ma tête, je saignais. J’ai dû nettoyer avec du lotus en cachant pour que les enfants ne voient pas. J’étais obligé entre temps de porter un bonnet pour ne pas me cogner la tête », raconte pour sa part, Lazare Sanou avant de tirer. « S’ils n’ont pas les moyens, c’est mieux de ne même pas ouvrir une école. Eux, ils ne sont pas sur le terrain. Il ne faut pas s’asseoir à Ouaga là-bas, et accepter l’ouverture d’une école, sans connaitre la réalité ».

    La qualité attendra...

    JPEG - 82.3 ko
    Ignace Kam, ressortissant du village le village’’On se sent oublier’’

    Quel type d’enseignement est dispensé dans ces conditions, en ces lieux d’assimilation des premiers savoirs ? Malgré la volonté des instituteurs adossée à l’enthousiasme des élèves, la réalité est comme un boulet qui tire la qualité de l’éducation dans ces écoles vers le bas. « Je crois que c’est un travail très insuffisant que nous faisons ici. Il faut le dire », résume sans ambages, le directeur Lazare Sanou. Soumis à un programme, et pour être dans le temps, les leçons écrites au tableau sont progressivement effacées, même quand elles ne sont pas bien assimilées.

    « Ce sont des enfants burkinabè comme les autres, ils ne sont pas à part, ça nous fait mal. Vous-même, écoutez le bruit », soupire Bê Kporo Kam, pendant que Ignace Kam, conseiller municipal de la commune et fils de Wan, encourage le directeur et les deux dames. Lui-même étant enseignant, reconnaît l’exploit quotidien des trois obligés. « Les petites classes ont besoin de grands tableaux parce que ce qu’ils apprennent aujourd’hui doit rester en visuel, les enfants doivent voir cela pendant une semaine ou plus, pour mémoriser. Les affiches règlementaires, les enseignants n’en ont pas », note le conseiller municipal et enseignant.

    « Nous faisons du tâtonnement »

    JPEG - 101.1 ko
    Le directeur de l’école, Lazare Sanou ’’Nous faisons du tâtonnement’’

    « Dites à l’Etat, dans la mesure du possible, d’effacer les écoles sous paillotes dans toutes les régions du Burkina Faso, parce que nous ne faisons pas de l’enseignement, mais du tâtonnement. Si on veut une jeunesse bien préparée, il faut construire, ne serait-ce que deux, trois salles de classe, et attendre pour la normalisation », plaide Lazare Sanou pour qui, ils ont le devoir malgré les conditions, de faire leur travail. C’est un sacerdoce avant tout pour eux.

    « Nous avons opté pour l’enseignement. Si nous on refuse, qui va enseigner ? Nous sommes de passage et nous allons donner le meilleur de nous-mêmes. C’est peut-être d’autres qui vont bénéficier de la construction de l’école. Nous allons donner le maximum de nous-même pour que les enfants sortent avec leur CEP », a-t-il poursuivi.

    « Le gouvernement n’existe pas ici »

    JPEG - 103.3 ko
    Le président de l’Association des parents d’élèves, Bê Pkoro Kam ’’Le gouvernement n’existe pas ici’’

    L’école ‘’B’’ de Wan est une particularité, une « exception », selon le mot du maire de la commune de Bondigui, Sié Francis Sou. Il y a certes une trentaine de classes sous paillotes disséminées à travers les 14 villages de la commune, mais il n’y a qu’à Wan que toute l’école est en paille. Ailleurs, cette solution D complète des classes déjà construites mais insuffisantes. Ce sont des écoles en cours de normalisation, selon le terme technique.

    Mais à quand la fin du calvaire des enseignants et élèves de l’école ‘’B’’ de Wan ? Le site est déjà choisi, mais la construction de l’infrastructure se fait attendre malgré les promesses faites au directeur. « L’année passée, l’inspecteur m’a appelé dans son bureau. Il m’a dit que l’année prochaine, cette année donc, il y aura un projet de construction de quatre salles de classe et que le maire va se déplacer pour venir voir le site avec ses collaborateurs ». Heureux, il appelle ses collègues pour leur apporter la bonne nouvelle. Finalement, la déception fut à la hauteur de l’espoir suscité par la promesse.

    Le maire qui nous a effectivement confirmé que le choix du site est fait ne sait pas non plus quand l’école sera construite. Le bourgmestre de Bondigui confesse que la municipalité n’a pas assez de fonds pour cela. Lui et ses collaborateurs attendent les fonds transférés, c’est-à-dire l’allocation annuelle de l’Etat central. Mais elles sont insuffisantes pour construire une école.

     

    Le village qui a déjà saigné pour plusieurs projets se dit à bout de force. A l’Etat de jouer son rôle régalien. En effet, Wan dispose déjà d’une école, Wan ‘’A’’. Elle a été construite grâce à l’abbé Sié Mathias Kam, prêtre du diocèse de Diébougou, mais en service à Ouagadougou, en tant que secrétaire général de la conférence épiscopale Burkina- Niger. Natif de Wan, nous l’y avons trouvé alors qu’il poursuivait sa convalescence. Des « amis m’ont aidé à avoir la toiture, du ciment. Les habitants du village ont acheté les pierres taillées et ont fait les travaux et ont servi de main-d’œuvre. C’est ainsi qu’on a construit la première école à trois classes, avec les logements pour enseignants », rappelle-t-il. Des forages et bien d’autres infrastructures ont vu le jour dans le village grâce à lui.

    Le CSPS nouvellement construit, l’aménagement et l’entretien de la route Bondigui-Wan, sont le fruit des sacrifices des villageois. « Le village est fatigué de se prendre en charge. Tout ce qui existe ici comme infrastructure, c’est l’œuvre des villageois. On s’attendait à ce que la construction de l’école B se fasse rapidement pour remettre la population en confiance. Sinon c’est comme si ce village ne faisait pas partie de la commune ou même du Burkina. On se sent oublier. Nous qui sommes politiques, quand nous essayons de sensibiliser la population, elle nous fait savoir qu’ailleurs l’Etat construit des CSPS et des écoles, alors qu’ici elle doit toujours cotiser. Souvent on est même gêné », nous raconte le conseiller municipal Ignace Kam, siégeant au conseil régional à Gaoua.

    Très remonté, le président APE Bê Kporo Kam assène que le gouvernement n’a jamais rien fait dans ce village. « Je n’ai jamais vu quelque chose que le gouvernement a fait ici. Le gouvernement n’existe pas ici. Pourtant on vote tout le temps, mais on ne voit rien ».

    JPEG - 90.1 ko
    Selon Abbé Sié Mathias Kam, Wan mérite d’être soutenu dans ses efforts d’auto-prise en charge

    L’abbé Sié Mathias Kam soutient, quant à lui, que la mairie et l’Etat devraient encourager les villageois à poursuivre leurs efforts. « On demande beaucoup aux gens sans les aider à produire l’argent. Cela fait 40 ans que je fais ce que je peux. Les politiciens viennent dire on va faire, on va faire, mais au finish, on ne voit rien. Il y a des villages qui font beaucoup d’efforts, il faut les aider et ils feront davantage... », prêche l’homme d’Eglise.

    En attendant, Arnaud Kam en classe de CE1 et ses camarades, toujours aussi enthousiastes que curieux, sont sous un abri précaire. A la merci de l’harmattan, du soleil à certains moments de la journée et de bien d’autres désagréments. Ce, dans l’espoir qu’une quatrième paillote ne sera pas construite, en guise de CE2 pour la rentrée prochaine. Mais une école ’’normale’’ comme celle des autres enfants burkinabè.

     

    Tiga Cheick Sawadogo (tigacheick@hotmail.fr)

    Lefaso.net

    Lire la suite

  • Les effets durables et profonds de la sécheresse sur la pauvreté

    Les effets durables et profonds de la sécheresse sur la pauvreté

    • jeudi 26 octobre 2017 à 00h44min

    De nouvelles données mettent en évidence les conséquences cachées du changement climatique et de l’irrégularité des précipitations.

     Les effets durables et profonds de la sécheresse sur la pauvreté

    Selon un nouveau rapport du Groupe de la Banque mondiale, les épisodes de sécheresse à répétition ont des conséquences extrêmement importantes et souvent invisibles : à l’échelle mondiale, ces phénomènes détruisent les récoltes dans des quantités qui suffiraient à nourrir 81 millions de personnes par jour pendant une année, dévastent des forêts et menacent de condamner des générations d’enfants à la pauvreté.

    Cette publication, intitulée Vers des eaux inconnues - La nouvelle économie de l’eau : pénuries et variabilité, présente des données inédites sur les conséquences que peuvent avoir des précipitations de plus en plus irrégulières sur les exploitations agricoles, les entreprises et les ménages. Et de montrer que si les inondations et les ondes de tempêtes constituent de graves menaces, les sécheresses engendrent une « misère au ralenti », avec des effets plus profonds et plus durables qu’on ne le pensait auparavant.

    « Cette étude prouve qu’il est de plus en plus important que nous valorisions l’eau à la hauteur de ce qu’elle représente, à savoir une ressource précieuse, qu’il ne faut ni gaspiller ni polluer, explique Guangzhe Chen, directeur principal du pôle mondial d’expertise en Eau de la Banque mondiale. Nous devons mieux comprendre les conséquences des pénuries d’eau, sachant que celles-ci s’intensifieront sous l’effet de l’expansion démographique et de l’évolution du climat. »

    Le rapport met en évidence les effets en cascade, et jusqu’ici peu documentés, de la sécheresse.

    Premièrement, au niveau des familles, celle-ci a des conséquences qui se ressentiront sur plusieurs générations. Dans les régions rurales d’Afrique, le rapport constate que les femmes nées durant des périodes de grave sécheresse en portent des séquelles toute leur vie, parce que, enfant, elles ont souffert de malnutrition et d’autres problèmes de santé dues aux pertes de récolte découlant du manque de précipitations et que leur développement cognitif et physique en a été affecté. En outre, des données récentes montrent que ces femmes reçoivent également une instruction moins poussée, qu’elles ont, à l’âge adulte, moins de ressources et davantage d’enfants, et qu’elles sont plus exposées aux violences familiales. Les chocs subis par une mère ont souvent des répercussions sur ses enfants, qui risquent davantage de souffrir de malnutrition et d’être en moins bonne santé, ce qui perpétue le cercle vicieux de la pauvreté.

    Deuxièmement, les effets secondaires de sécheresses répétées au niveau des exploitations agricoles : lorsque les précipitations sont inférieures à la normale pendant plusieurs années consécutives, non seulement les rendements agricoles s’en ressentent, mais les agriculteurs sont contraints d’aller empiéter sur les surfaces forestières voisines. Étant donné que les forêts servent à stabiliser le climat et à réguler les réserves d’eau, le déboisement réduit la quantité d’eau disponible et exacerbe le changement climatique.

    Enfin, pour une entreprise, les coûts économiques imputables à la sécheresse sont quatre fois supérieurs à ceux entraînés par les inondations. Si cette entreprise est située en zone urbaine, une seule coupure d’eau peut amputer son chiffre d’affaires de plus de 8 %, et de 35 % si elle relève du secteur informel, comme c’est fréquemment le cas dans le monde en développement. Les moyens de subsistance de la population s’en trouvent alors anéantis et la croissance économique urbaine stagne.

    Un grand nombre des régions les plus touchées par la sécheresse subissent déjà de graves déficits alimentaires et sont considérées comme fragiles. Il est donc urgent de trouver des solutions et de les mettre en œuvre.

    « Si nous ne prenons pas au sérieux l’aggravation des déficits hydriques ainsi que la fréquence et l’intensité accrues des tempêtes imputables au changement climatique, de nouvelles régions seront touchées par les pénuries d’eau, ce qui pourrait accroître les violences, les souffrances et les migrations, alerte Richard Damania, auteur du rapport et économiste principal au pôle mondial d’expertise en Eau de la Banque mondiale. Les méthodes actuelles de gestion de l’eau ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Ce changement radical requiert un ensemble de politiques qui tiennent compte des incitations économiques qui participent de la gestion de l’eau à tous les stades, c’est-à-dire de la source au robinet, puis de nouveau à la source. »

    L’irrégularité des précipitations a donc des conséquences sur les exploitations agricoles, les entreprises et les familles, parfois pendant plusieurs générations. Ce rapport offre des pistes pour relever ces défis, qui appellent des politiques, des innovations et des collaborations nouvelles.

    Le rapport recommande de construire de nouvelles infrastructures pour le stockage et la gestion de l’eau, et d’adopter des mesures qui permettent de maîtriser la demande d’eau. Les entreprises de distribution d’eau dans les villes doivent être réglementées de sorte à accroître leurs performances et les investissements dans l’expansion du réseau, tout en garantissant leur rentabilité. Le rapport fait également observer que lorsque les inondations et les sécheresses produisent des chocs économiques, il faut que des filets de sécurité soient en place afin que les ménages pauvres puissent affronter la tempête.

    Contacts : 
    À Washington : Isabel Hagbrink, (202) 441-6250, Ihagbrink@worldbank.org
    Service audiovisuel : Huma Imtiaz, (202) 473-2409, himtiaz@worldbankgroup.org

    Pour en savoir plus, rendez-vous sur : www.worldbank.org/water 
    Rejoignez-nous sur Facebook : http://www.facebook.com/worldbank
    Suivez notre actualité sur Twitter : http://www.twitter.com/worldbankwater
    Retrouvez-nous sur YouTube : http://www.youtube.com/worldbank

    Communiqué de presse 
    2018/058/Water

  • Boucle du Mouhoun : Sié Edgard SOU nouveau gouverneur

    Boucle du Mouhoun : Sié Edgard SOU nouveau gouverneur

    • samedi 30 septembre 2017 à 23h30min

    Le conseil des ministres en sa séance du 6 septembre 2017, a nommé Edgard Sié SOU, administrateur civil, Gouverneur de la région de la Boucle du Mouhoun. La cérémonie d’installation a lieu le mercredi 27 septembre 2017 à 10 heures dans la salle de réunion du conseil Régional. Il remplace à ce poste S. Justin SOME. Le nouveau gouverneur est conscient des tâches qui l’attendent et se dit prêt à relever le défi.

    Boucle du Mouhoun : Sié Edgard SOU nouveau gouverneur

    La population et les corps constitués de la région se sont fortement mobilisés à l’occasion de la présente cérémonie d’installation du gouverneur de la région de la Boucle du Mouhoun, le mercredi 27 septembre 2017.

    A cette occasion, le secrétaire d’Etat chargé de la décentralisation Alfred GOUBA à traduit toute la satisfaction du président du Faso et du gouvernement à l’endroit de S. Justin SOME, gouverneur sortant, pour les bons et loyaux services rendus aux populations et à l’Etat en ce qu’il a veillé au respect des lois, des règlements et des décisions du gouvernement dans cette partie du pays pendant deux ans et quelques mois. Pour Alfred GOUBA, S. Justin SOME a travaillé avec ardeur au maintien de l’ordre et la sécurité publics et à la protection civile ; car le gouverneur sortant s’est investi pour le développement socio-économique de la région tout en veillant au contrôle de légalité et à l’assistance aux collectivités territoires.

    JPEG - 33.7 ko
    LE SECRETAIRE D’ETAT

    Mais pour le secrétaire d’Etat chargé de la décentralisation, S. Justin SOME n’a certainement pas pu relever seul tous ces défis sans la franche et loyale collaboration et l’accompagnement des populations, des filles et fils de la région, des chefs coutumiers et religieux, des Hauts- commissaires et Préfets, des responsables des services techniques régionaux, provinciaux et départementaux, des présidents de conseil de collectivité, des partenaires sociaux, des forces de défense et de sécurité à qui il a rendu un hommage mérité pour leur combat nuit et jour pour assurer la paix et la sécurité face au terrorisme et la barbarie. « C’est au regard de votre excellent travail abattu dans la Boucle du Mouhoun qu’il a plu aux plus hautes autorités nationales de vous nommer au poste du Secrétaire Général du ministère de la Défense Nationale et des Anciens combattants », a martelé le secrétaire d’Etat Chargé de la décentralisation au Gouverneur sortant. Avant de lui dire solennellement ses sincères félicitations et ses vœux de plein succès dans sa nouvelle fonction. [ Cliquez ici pour lire l’intégralité ]

    David Demaison NEBIE
    Lefaso.net

  • Burkina Faso : Monsanto plie bagage

    Burkina Faso : Monsanto plie bagage et s’en va par la petite porte

     

    Monsanto plie bagage et s’en va par la petite porte : Récolte du coton au Burkina Faso, l’une des principales ressources économiques du pays. AFP/ISSOUF SANOGO

    Le divorce est consommé entre Monsanto et le Burkina Faso.

    Burkina Faso : Monsanto plie bagage et s’en va par la petite porte

     

    Voici une nouvelle qui donne du baume au cœur.

    Dans un e-mail envoyé à ses amis et collaborateurs, Doulaye Traoré ci-dessous (photo), le représentant de Monsanto en Afrique de l’Ouest, basé à Bobo-Dioulasso, annonce que la firme américaine spécialisée dans les pesticides et les OGM « a décidé de suspendre ses activités au Burkina Faso », exception faite « de celles relatives aux aspects réglementaires » – comme les tests en cours sur le maïs transgénique, réalisés avec des chercheurs de l’Institut de l’environnement et de recherches agricoles (Inera).

    Résiliation de contrat

    Traoré indique avoir lui-même résilié le contrat qui liait son cabinet, Tho & Gniré, à Monsanto le 22 septembre. D’autres agents burkinabè de la firme se sont vu signifier la rupture de leurs contrats ces derniers jours.

    La nouvelle n’a pour l’heure pas été officialisée. Mais plusieurs sources jointes à Ouagadougou et à Paris confirment que Monsanto aurait décidé de quitter ce pays, dans lequel il avait pourtant placé tous ses espoirs pour « vendre » aux Africains ses OGM, et qui fut longtemps son seul client en Afrique de l’Ouest.

    Deux raisons sont avancées : le rachat de Monsanto par le groupe allemand Bayer, annoncé mi-septembre ; et la décision de la filière coton burkinabè, prise en mai dernier, de ne plus cultiver le coton Bt fourni par Monsanto, jugé décevant tant sur le plan du rendement que sur celui de la qualité de la fibre. La prochaine récolte, que la filière annonce très bonne – le chiffre de 700 000 tonnes est avancé –, sera ainsi estampillée « sans OGM ».

    Monsanto plie bagage
    Doulaye Traoré : Monsanto plie bagage et s’en va par la petite porte

    Coton OGM : le Burkina Faso demande réparation à Monsanto

     

    Le pays s’estime lésé par la moindre qualité de son coton depuis qu’il a adopté les semences OGM de Monsanto. L’interprofession burkinabè du coton réclame au semencier américain près de 50 milliards de francs CFA, l’équivalent de 74 millions d’euros.

     

    Le Burkina Faso demande réparation à Monsanto. Depuis que les sociétés cotonnières ont adopté ses semences Bollgard II, une variété génétiquement modifiée pour lutter contre le ver du coton, le coton burkinabè a perdu un de ses principaux atouts : la longueur de sa fibre, le premier critère de qualité du coton, parce qu’une longue soie facilite la fabrication du fil.

    Dès 2012, la baisse de qualité du coton transgénique burkinabè s’est fait sentir… dans les revenus perçus par les sociétés cotonnières. Le coton burkinabè était décoté par rapport aux autres cotons ouest-africains sur le marché mondial. Mais difficile pour les sociétés cotonnières burkinabè de renoncer du jour au lendemain aux semences de coton BT. Elles étaient très populaires auprès des agriculteurs, parce qu’elles nécessitaient moins de passages de pesticides et qu’elles amélioraient sensiblement les rendements pour les paysans les moins bien formés.

    Un préjudice financier conséquent

    Monsanto s’était en outre engagé à retravailler ses semences, mais visiblement sans succès à ce jour. D’année en année, les sociétés cotonnières ont donc fait reculer le coton OGM, qui avait atteint jusqu’à 80 % des surfaces. Cette année, il est demandé aux agriculteurs de renoncer totalement au coton transgénique et de ne semer que du coton conventionnel.

    Le nouveau directeur général de la Sofitex, l’une des principales sociétés cotonnières, a pris la mesure des dégâts : 20 à 30 francs CFA de moins par livre de coton désormais. Un préjudice financier encore plus lourd en cette période de déprime des cours, mais aussi un préjudice moral, le coton burkinabè a perdu sa réputation, c’est l’or blanc du pays, deuxième ressource après l’or métal.

    Faute d’obtenir gain de cause dans ses négociations discrètes avec Monsanto, l’interprofession burkinabè du coton (AICB) réclame désormais au géant américain des semences 48,3 milliards de francs CFA, environ 74 millions d’euros. Une demande raisonnable aux yeux des professionnels du secteur.

    Sources Monsanto plie bagage et s’en va par la petite porte  : www.jeuneafrique.com / www.rfi.fr/emission

  • Le centre universitaire polytechnique de Dédougou

    Burkina : Les centres universitaires polytechniques de Dédougou, Fada N’Gourma et de Ouahigouya, érigés bientôt en universités

    DCPM/MCRP • jeudi 14 septembre 2017 à 00h10min

    Le ministre de la communication et des relations avec le parlement, Remis Fulgance Dandjinou a fait le point de quelques dossiers de fonds examinés lors du conseil des ministres du mercredi 13 septembre 2017.

    Burkina :  Les centres universitaires polytechniques de Dédougou, Fada N’Gourma et de Ouahigouya, érigés bientôt en universités

    .• Au niveau du ministère des finances et du développement :

    Le conseil a adopté l’ordonnance portant autorisation de ratification de l’ accord de prêt N°12-701 conclu le 29 juin 2017 entre le Burkina Faso et le fonds saoudien de développement pour le financement partiel (22,2 milliards FCFA) du projet de construction et de bitumage de la route nationale N°23 (Ouahigouya-Djibo), longue de 115km.

    Le conseil a également adopté deux décrets qui ont été introduits par le conseil supérieur de la communication (CSC) afin d’être en accord avec la loi 059/2015-CNT portant régime juridique de la radiodiffusion sonore. Il s’agit d’imposer des taxes d’entrées sur le marché audiovisuel burkinabè et des redevances. Ces deux décrets ne touchent pas les éditeurs nationaux mais essentiellement les opérateurs et les 
    distributeurs de services audiovisuels à péage.

    • Au niveau du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation :

    Le conseil a adopté trois décrets portant érection, des centres universitaires polytechniques de Dédougou, Fada Ngourma et de Ouahigouya, en Université.

    • Au niveau du ministère des infrastructures :
    Le conseil a adopté une proposition de passation de marché relative à la réhabilitation de 12 voies à l’intérieur de Ouagadougou d’un coût de 7 milliards FCFA avec à peu 230 millions FCFA pour les contrôles.

    • Au niveau des communications orales :

    Le ministre en charge de l’Habitat, Dieudonné Bonanet a fait le point au gouvernement, de la commémoration de la résistance au coup d’Etat du 16 septembre 2015. Les commémorations se feront selon le programme suivant :
    Jeudi 14 septembre : nettoyage du cimetière de Gounghin
    Samedi 15 septembre : dépôt de gerbes au niveau du cimetière
    Vendredi 15 à dimanche 17 septembre : offices religieux en mémoire des défunts

    DCPM/MCRP