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  • valorisation des sachets plastiques

    Valorisation des déchets plastiques : Sayouba Guiro en a fait son gagne-pain

    LEFASO.NET | Par Yvette Zongo • vendredi 10 août 2018 à 22h25min

    Des chaises, tables, bureaux, tyroliennes, pavés, etc. réalisés avec des déchets plastiques ! Oui, c’est désormais possible grâce à Sayouba Guiro, le président de l’ABMZ (Association Bayiri Malguéré Zamana), structure installée dans la commune rurale de Gourcy, dans le Zondoma, qui fait de la valorisation des déchets plastiques une réalité au Burkina Faso. Allons à sa découverte !

     

    Valorisation des déchets plastiques : Sayouba Guiro en a fait son gagne-pain

    Engagé dans le reboisement à travers son Association Bayiri Malguéré Zamana (ABMZ) depuis les années 1995 dans la commune rurale de Gourcy, située à une quarantaine de kilomètres de Ouahigouya (chef-lieu de la province du Yatenga), Sayouba Guiro, président de ladite association, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est aujourd’hui l’un des entrepreneurs œuvrant dans la valorisation des déchets plastiques au Burkina Faso. Bénéficiant de la mise en place du Projet d’appui à la gestion des déchets municipaux dans les villes secondaires du Burkina Faso (PAGDM/VS) par le Centre écologique Albert-Schweitzer (CEAS-Burkina), Sayouba Guiro a su tirer son épingle du jeu. Selon ses dires, « lorsqu’on te lave le dos, il faut savoir te laver la face ». Aujourd’hui, entrepreneur dans la valorisation des déchets plastiques, Sayouba Guiro développe des activités génératrices de revenus à travers cette œuvre.

    Objets utilitaires

    Des pavés réalisés avec des sachets plastiques

    De sachets plastiques en objets utilitaires, oui, c’est désormais le quotidien de Sayouba Guiro grâce à la valorisation des sachets plastiques dans laquelle il s’est engagé. Des objets sont composés de plusieurs articles : chaises, tyroliennes, tables rondes et carrées, fauteuils, bureaux, pavés, balais, poubelles, etc. Selon lui, « c’est un travail qui suit plusieurs étapes et c’est la dernière qui permet de valoriser lesdits sachets ». Car, précise-t-il, ce ne sont pas tous les sachets qui peuvent être utilisés. Il faut passer par la pré-collecte, la collecte, le tri et enfin la valorisation.

    Parlant concrètement du travail, il faut par exemple sept kilogrammes de sachets pour fabriquer une chaise, à l’en croire. Évoquant la qualité des produits fabriqués, il affirme être dans une dynamique de perfectionnement, parce que, « lorsque nous prenons les produits fabriqués à notre début et ceux fabriqués aujourd’hui, il y a eu une très grande amélioration et nous cherchons toujours à mieux faire ». Même si les travaux se font traditionnellement, il faut chercher à les moderniser pour pouvoir conquérir d’autres marchés, a-t-il noté.

    Stratégies de vente

    Qui parle de fabrication, parle également de vente. Pour l’entrepreneur, avec l’avènement des réseaux sociaux, tout est devenu plus simple et avec quelques mégaoctets, l’on peut faire la promotion de ses produits. « C’est donc à travers ses réseaux que je fais la promotion de mes produits. Et au-delà de cela, je fais également la promotion à travers les foires, les ateliers et conférences auxquels je participe », confie Sayouba Guiro.

    Difficultés rencontrées

    Une vue de quelques chaises réalisées avec des sachets plastiques

    « Entreprendre, c’est aussi s’attendre à rencontrer des difficultés comme d’ailleurs dans tout type d’activité… rien n’est facile dans la vie ». Telle a été la réponse de Sayouba Guiro, lorsque nous lui avons demandé les difficultés qu’il rencontre. Selon lui, jusqu’à présent, l’association honore toutes les commandes faites par les clients. Mais quand l’association obtient plusieurs commandes au même moment, elle n’arrive pas les honorer, parce que « pour fabriquer une chaise, il faut prendre une journée et cela ne permettra pas d’honorer le rendez-vous ». 
    Sayouba Guiro a donc des perspectives : « C’est de pouvoir moderniser le travail, c’est-à-dire, avoir du matériel moderne qui va nous permettre de produire plus en quantité et d’améliorer également la qualité des produits ».

    Le métier nourrit-il son homme ?

    Pour le président de l’ABMZ, la valorisation des déchets plastiques nourrit bel et bien son homme. Car, dit-il, « sur chaque chaise vendue, j’ai au minimum 1000 F CFA et en une année de travail, on a déjà fabriqué en moyenne 100 chaises, donc imagez combien, j’ai gagné ». 
    Le métier est rentable, parce qu’avec ce travail, l’association subvient à ses besoins et permet ainsi aux employés de gagner leur vie. « Il n’y a pas une plus grande satisfaction que de gagner sa vie à travers ce qu’on fait », se réjoui M. Guiro. Outre les produits vendus, Sayouba Guiro dit aussi profiter des formations données à d’autres personnes dans le domaine de la valorisation des déchets plastiques.

    Yvette Zongo
    Lefaso.net

  • les enfants de rue à Ouaga

     

    Opération retrait des enfants et des femmes en situation de rue : Les centres d’accueil prêts à recevoir leurs pensionnaires

    LEFASO.NET | Par Justine Bonkoungou • vendredi 10 août 2018 à 22h56min

    La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille a tenu, ce jeudi 9 août 2018, une rencontre d’échanges avec les équipes d’intervention du projet de retrait des femmes et des enfants en situation de rue. A l’issue de la rencontre, elle a visité les différents sites devant accueillir lesdits femmes et enfants. Visite qui lui a permis de constater que les centres sont déjà prêts à recevoir les pensionnaires.

     

    Opération retrait des enfants et des femmes en situation de rue : Les centres d’accueil prêts à recevoir leurs pensionnaires

    Le projet de retrait des femmes et des enfants en situation de rue est sur la bonne voie. Selon la ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Laurence Ilboudo/Marchal, le lancement de l’opération devrait avoir lieu très bientôt. La première phase durera dix jours. Ensuite, elle s’étendra jusqu’en décembre 2018. Les équipes sont déjà constituées. Près de 400 personnes sont engagées pour la réussite de l’opération.
    Et malgré un budget d’environ 350 millions de F CFA jugé restreint, le ministère espère sortir de la rue au moins 50% des enfants et des femmes. Et ce, avec le soutien d’autres partenaires à travers le Fonds de solidarité nationale.

    Ainsi, il est prévu une équipe de retrait qui est chargée de sillonner les rues de Ouagadougou pour cibler les enfants et les femmes en situation de rue ; une équipe de placement, aussi appelée équipe d’orientation, qui orientera les femmes et les enfants vers les différents sites ; et enfin une équipe d’accueil sur les différents sites. Ces équipes comptent en leur sein des agents d’autres ministères pour une meilleure mise en œuvre de l’opération. 
    Il s’agit du ministère de la Sécurité ; du ministère de la Jeunesse, de la Formation et de l’Insertion professionnelles ; du ministère des Sports et Loisirs. Les équipes sont donc pluridisciplinaires et comptent également des ambulanciers, des médecins, des psychologues et bien entendu des travailleurs sociaux.

    Souleymane Ouédraogo, chargé d’études et inspecteur d’éducation spécialisée au ministère en charge de la Solidarité nationale, a tenu à préciser que c’est uniquement pour sécuriser les enfants et les acteurs de retrait et non pour obliger les enfants que la présence des forces de sécurité a été requise.

    Il est mis à la disposition de ces équipes du matériel composé de pick-up, de motos, de gilets fluorescents, d’imperméables, d’ordinateurs, de lampes-torches, etc.
    C’est donc pour la réussite de l’opération que la ministre a réuni l’ensemble des équipes pour des échanges qui se sont voulus francs. Occasion pour elle de saluer l’engagement de ces volontaires et les appeler à redoubler d’efforts pour la réussite de la mission.

    « Il faut bien préciser que le retrait des enfants en situation de rue n’est pas un programme de répression, un programme de violence aux enfants. Non, c’est un programme de seconde chance que nous donnons aux enfants de la rue, afin qu’ils soient de meilleurs adultes », a laissé entendre la ministre.

    La priorité, réinsérer les enfants dans leurs familles…

    La ministre a tenu à préciser que la réinsertion des enfants était la priorité. « Nous allons travailler à insérer les enfants dans leur milieu social, pour qu’ils puissent être plus épanouis, parce que nous savons que la famille reste le socle le plus fort pour l’accompagnement de quelqu’un », a-t-elle souligné.

    Une fois dans les centres d’accueil qui ne sont que des centres de transit, les enfants ne pourront y rester que six mois au maximum. Ils retourneront en famille avec des projets de vie tels que la formation professionnelle ou le retour à l’école. Et une fois dans leurs familles, ces enfants continueront à être suivis par les travailleurs sociaux.
    Pour les enfants ayant des difficultés comportementales, ils seront placés dans des centres de prise en charge spécialisés, confie Souleymane Ouédraogo. Les cibles étrangères seront, elles, rapatriées dans leurs pays d’origine.

    Cadres d’accueil déjà prêts

    A l’issue de la rencontre, la ministre et ses collaborateurs ont visité les sites devant accueillir les femmes et les enfants. Trois sites sont destinés aux femmes et un site destiné aux enfants.
    Le premier site est situé au quartier Cissin de Ouagadougou. Il s’agit de l’auberge de solidarité du secteur 17, qui peut héberger jusqu’à 40 femmes.
    Le second site visité est le Centre de prise en charge des victimes de violences basées sur le genre, dans l’arrondissement de Baskuy. Sur place également, Laurence Ilboudo/Marchal et son équipe ont pu constater que tout est déjà fin prêt pour accueillir les femmes. Ce centre a une capacité d’accueil de 60 personnes.

    Le troisième site devant héberger les femmes est l’auberge de solidarité de Tanghin. Avec ses 40 places disponibles, ce site est aussi prêt à accueillir ses futures pensionnaires.
    Le quatrième et dernier site visité par la ministre est le Centre d’éducation et de formation professionnel de Ouagadougou, situé à Somgandé. Là, plus de 200 enfants peuvent être accueillis. Et ce sera uniquement de jeunes garçons. Les jeunes filles seront hébergées dans les centres destinés aux femmes. Comme sur les autres sites précédemment visités, des travaux de rénovation ont été entrepris afin de le rendre apte à accueillir les enfants.

    C’est donc une ministre satisfaite qui a donné rendez-vous très prochainement à ses équipes sur le terrain pour le retrait des enfants et des femmes en situation de rue.

    Justine Bonkoungou
    Lefaso.net

  • inondations à Ouaga

    Ouagadougou : Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

    Photo : Echo magazine • vendredi 27 juillet 2018 à 07h47min

    Depuis hier, une forte pluie est tombée sur la ville de Ouagadougou, environ 100 mm d’eau ont été enregistrés en l’espace de 24 heures, occasionnant des situations plus ou moins préoccupantes selon les arrondissements et les secteurs.

    Ouagadougou :  Des inondations ont été enregistrées dans  les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

    En début de soirée, la situation se présente comme suit :
    Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements N°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12.

    Les équipes techniques de la mairie sont à pied d’œuvre pour identifier les dégâts causés afin d’apporter des solutions adaptées.

    Au regard de l’évolution de la saison hivernale et des prévisions météorologiques, le maire de la commune de Ouagadougou invite la population à la plus grande prudence.
    Il rappelle par ailleurs à ceux qui ont anarchiquement occupé les zones déclarées inondables à prendre les dispositions pour les libérer sans délai.

    Le maire sait compter sur le sens d’anticipation des uns et des autres pour éviter que des situations malheureuses ne surviennent.

     

    Vos commentaires

    • 1. Le 27 juillet à 09:49, par Le questionnement En réponse à : Ouagadougou : Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

      Messieurs de la Mairie, les zones inondables sont connues, interdiction a été faite aux citoyens de s’y installer, vous qui êtes chargés de la gestion de mairie vous voyez et vous laissez faire ? 
      Les rues des arrondissements manques de caniveaux ou les caniveaux sont bouchés par les usagers, les boutiques qui bordent les rues et dont les propriétaires n’ont d’autres endroits que les caniveaux où ils déversent leurs ordures ? Où sont les bacs à ordures des arrondissements, ou de la commune ? 
      Certains ménages déversent leurs ordures dans les caniveaux, vous le savez, pire certains rejettent dans les caniveaux les eaux usées des toilettes, pour vous en convaincre vous pouvez le constater en longeant le canal de Zogona, et bien sûr si vous faisiez le contrôle vous verrez bien que des citoyens déversent les eaux usées de leurs toilettes dans des canaux de drainage des eaux usées. 
      Les marchands des marchés et yaars, déversent dans les caniveaux des ordures ? Les agents des municipalités n’ont pas d’initiatives ? 
      Les lotissements sont fait sans prévision du drainage des eaux de pluie. 
      La réglementation existe vous le savez mais vous laissez faire ? 
      L’anticipation n’est ce pas gérer ces questionnements en partie. Les conseillers des secteurs et villages, que font - ils d’autres excepté participer aux sessions de conseil communal ?
      Je m’interroge, ce sont des questionnements ? 
      Nous aussi nous avons notre part à jouer, notre contribution à apporter que nous faisons mais l’autorité locale en rentrant dans l’action facilitera nos actions. Sinon que nous luttons contre un moulin à vent ? Voyez - vous la chose publique n’est pas notre propriété, mais un bien commun et certains ne comprendront que si la commune et les arrondissements posent des actions.
      Bonne journée

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    • 2. Le 27 juillet à 11:40, par Minute En réponse à : Ouagadougou : Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

      Des inondation ! Oui ! des inondations. Nous ne pouvons l’éviter sans qu’à tous les niveaux les gens prennent conscience. D’abords, au niveau des autorités. Je condamne cette façon de faire qui a consisté à faire du lotissement "sauvage" au point que Ouagadougou est devenu incontrôlable du point de vue de l’assainissement et de l’urbanisation. Si les dirigeants à son temps n’avaient de soucis que de trouver des logement décents à la population, ils auraient dû faire des lotissements selon un plan réduit et et adapter les constructions. En ce cas, les maisons seraient en hauteur et l’espace occupé allait être géré avec toutes les commodités d’une ville moderne (caniveaux bien fait, toutes les routes bitumées et pavées jusqu’aux concessions.. ). On a préféré voir les intérêts égoïstes en se partageant des milliers de parcelles et au finish, Ouaga a près de 25 km de rayon. Dans cette situation, les solutions ne sont pas à porté de bras. Ensuite, au niveau de la population. Il n’est pas rare d’observer qu’au cours des pluies, des gens aux idées moyenâgeux se permettent de déverser les ordures de toutes sortes soit dans les caniveaux ou sur la voie publique. Une partie de ces ordures vont dans nos barrages et d’autres vont obstruer ces caniveaux et les eaux sont refoulées dans les habitations. Dans tous les cas, le mal revient à nous encore dans nos eaux pour la consommation ou la stagnation des eaux, nids des moustiques de toute sorte. Il faut que nous prenions conscience. Les lieux de culte doivent être mis à contribution pour sensibiliser (mosquée, église et autres). Les autorités ne peuvent réussir à assainir nos cités tant que nous n’ayons pas de comportement citadin. La répression doit être mise en œuvre et ce sera ainsi la solution.

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      • ^ Le 27 juillet à 19:15, par nekrenoma En réponse à : Ouagadougou : Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

        Bonjour ! Oui, les inondations sont là, et une fois encore, nous allons nous accuser mutuellement. Les autorités vont accuser les populations d’inconscience, et les populations vont accuser les autorités d’imprévisions. Certains, vont prôner la répression et d’autres la conscientisation. Qui a tord ? Qui a raison ? Personne et tout le monde.

        Maintenant, reposons le problème en fonction des rôles dévolus à chacun : En tant qu’individu, je gère ma maison. Si je construis un petit hangar en dehors de l’espace réservé à ma maison, la mairie vient me taxer ou me demande de payer une taxe d’occupation. Qui gère la cité ? C’est la commune. Donc, à n’en pas douter, c’est la commune qui doit gérer tous les problèmes d’assainissement, y compris le curage des caniveaux, leur creusage s’il en manque.
        Notre contribution, serait de respecter scrupuleusement toutes les consignes de sécurité édictées par la commune. Quelles sont elles ? Ne pas déverser les eaux usées dans la rue, jeter les ordures dans des poubelles en interne, ou publiques. Y a t il despoubelles publiques ? Non ! Finalement, quand nous faisons une analyse calme et paisible, Oui ! La commune doit s’occuper de la gestion d ela cité, et le citoyen Lambda, de sa maison. La commune a donc plus de responsabilité et notre rôle sera d’élire ceux de la commune qui se préoccupent réellement de nos vrais problèmes.

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    • 3. Le 27 juillet à 11:42, par typologie En réponse à : Ouagadougou : Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

      bonjour ! fasonet c’est mieux de dire innondation à Ouagadougou sinon vous citer les arrondissement en oubliant l’arrondissement 8 alors que les quartiers BASSINKO et RIMKIETA se trouve dans cet arrondissement

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    • 4. Le 27 juillet à 14:58, par Citoyen En réponse à : Ouagadougou : Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

      il est bien vrai que les populations occupent très souvent les zones inondables à l’insu des autorités, mais à mon avis, le problème est surtout lié à l’occupation de ces espaces par des entreprises ou du moins par des gourous qui font des remblais et construisent des grand murs. cette pratique diminue considérablement la zone tampon des cours d’eau. cela oblige l’eau à prendre plus de temps dans son passage à ce niveau et du coup ça entraine des inondations en amont. Comme exemple, regardez vers Somgandé, Kossodo, le pont de Cissin, ...

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    • 5. Le 27 juillet à 15:12, par Dedegueba Sanon En réponse à : Ouagadougou : Des inondations ont été enregistrées dans les arrondissements n°1, 2, 3, 6, 7, 10, 11 et 12

      Le lotissement anarchique, sans soucis de caniveaux est un héritage de l’autre. Au temps fort du long règne nous avions eu ici des maires " plus analphabètes que la queue d’un âne " pour parler comme Hamadou Kourouma. Qui pouvait parler ? Ici à Bobo, notre ladji local, qui était un convive de premier choix, nous a imposé son fils, au motif qu’il n’y avait rien de compliqué dans le travail d’un maire. Son fils pouvait bien faire un lotissement, et on n’avait pas besoin de faire école pour cela. Qui pouvait dire quoi ? Le RSP était là, ainsi que les ABC et les excités du CDP, pour vous narguer... C’était connu, on se battait pour la mairie, pour lotir et se faire du pognon.
      Comment donc s’étonner que Dieu se faisant plus généreux et décide de nous arroser comme il faut, nous puissions dormir tranquille dans nos secteurs lotis à la façon " commando" ?
      "Lotissement commandos" ? Ça vous dit ? Hé oui, nos lotissements actuels sont un héritage de la révolution, il semblerait que faire un lotissement avec un plan d’assainissement n’était pas à la portée du peuple...
      Il va falloir que les équipes communales travaillent vraiment à assainir ces lotissements, et instaurer une vraie voirie, pour que les pluies soient de " vraies pluies bienfaisantes", sinon...

  • fin de ramadan à Dédougou

    Ramadan 2018 à Dédougou : l’Aid-el-fitr célébrée sous le signe de la paix et la coexistence pacifique

    samedi 16 juin 2018

     

    Après 29 jours d’abstinence, de prières et d’adorations intenses, les fidèles musulmans du Burkina Faso, en particulier ceux de Dédougou, ont célébré l’aid-el-filtr ou la fête du Ramadan, ce vendredi 15 juin 2018. C’est la place de la grande mosquée située au secteur N°2, qui a servi de cadre pour la grande prière. C’est l’imam de la grande mosquée, Alimami Traoré, qui a dirigé la prière. Dans son sermon, il a imploré Allah pour plus de paix, de justice et de coexistence pacifique entre les communautés religieuses du Burkina.

    Ramadan 2018 à Dédougou : l’Aid-el-fitr célébrée sous le signe de la paix et la coexistence pacifique

    Dès 8h, ce 15 juin 2018, ils étaient des milliers à converger vers la grande mosquée. Parés de leurs plus beaux vêtements, les fidèles musulmans s’y rendaient pour prendre part à la grande prière du Ramadan, après 29 jours de pénitence, de prières et d’adorations.

    Premiers responsable de la communauté musulmane de Dédougou, autorités administratives, politiques et coutumières et autres anonymes étaient présents pour rendre grâce à Allah de leur avoir permis de voir ce jour béni. Comme chaque année, c’est l’imam de la grande mosquée, Alimami Traoré, qui a dirigé la prière. Après les deux Rakats obligatoires pour l’occasion, l’imam a imploré Allah afin que le Burkina connaisse davantage de paix et de cohésion sociale.

    Mais aussi et surtout une saison pluvieuse abondante et pleine de baraka. Dans son sermon, il s’est focalisé sur la paix, la justice et la coexistence pacifique entre les communautés vivant sur le territoire burkinabè. « Si on s’attache à la justice, cela permettra aux citoyens de se soumettre volontiers aux décisions de la justice », a-t-il insisté. Puis, il a également demandé à Allah le Tout-Puisant d’accorder la force et la sagesse nécessaire aux gouvernants pour conduire le Burkina Faso vers un avenir radieux. Il n’a pas manqué de rappeler aux fidèles musulmans que les prières et autres bonnes actions ne s’arrêtent pas avec la fin du Ramadan.

    Après la prière, la fête s’est poursuivie dans les domiciles. Pour le gouverneur de la Boucle du Mouhoun, Edgard Sié Sou, « c’est un jour de grâce, un jour de reconnaissance à Allah de nous avoir permis de traverser un mois de privatisation, un mois d’adoration. C’est donc un jour de couronnement pour dire à Allah que nous nous soumettons à sa volonté et nous le reconnaissons comme Allah. C’est ainsi qu’Allah va répandre encore ses grâces sur nous ».

    Le ministre de l’Habitat, Dieudonné Bonanet, était porteur d’un message de la part de président du Faso. « Je suis là pour vous souhaiter bonne fête de Ramadan et traduire toute la gratitude du gouvernement et du président du Faso, pour votre esprit de paix et de coexistence pacifique », a-t-il déclaré. L’imam a invoqué une pluie de bénédictions sur le gouvernement et sur les populations.

    David Demaison NEBIE 
    Lefaso.net

  • Lutte contre l’insécurité alimentaire

    Lutte contre l’insécurité alimentaire : Bientôt la distribution gratuite de vivres aux populations vulnérables

    LEFASO.NET | Yvette Zongo • mardi 29 mai 2018 à 22h24min

    Le Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR) a eu une rencontre d’échanges avec ses partenaires sur la mise en œuvre de l’opération de distribution gratuite de vivres aux populations vulnérables. Cette rencontre, qui s’est tenue ce mardi 29 mai 2018 à Ouagadougou, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de réponse et de soutien aux populations vulnérables à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition (PRSPV), plan adopté le 2 mai dernier en conseil des ministres. La réunion a été présidée par Marie Laurence Ilboudo, ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille.

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    Selon le ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Marie Laurence Ilboudo, cette opération de distribution gratuite va concerner 12 877 ménages, soit 90 138 personnes en situation d’urgence. Et pour ce faire, ces 90 138 personnes en situation d’urgence recevront chacune 400 grammes de céréales sur une période de trois mois.

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    Campagne agricole 2017-2018

    En rappel, la campagne agricole 2017-2018 a connu des déficits céréaliers dans certaines régions. Par conséquent, il ressort que 22 provinces sont déficitaires, huit provinces sont en situation d’équilibre et quinze excédentaires. Et en termes d’impacts sur la population, « 2 671 867 personnes seront en situation d’insécurité alimentaire, 864 177 en situation de crise alimentaire et 90 138 en situation d’urgence alimentaire, d’où la nécessité de se rencontrer avec les partenaires pour voir comment nous pouvons répondre aux besoins des populations de façon rapide », a précisé Mme le ministre en charge de la Solidarité nationale.

  • marché bio et aux plantes

    Nous serons heureux de vous accueillir sur le stand d'Essor Ba Burkina à cette occasion!

    Affichemarchebio2018

     

     

  • Développement du secteur agricole 

    Développement du secteur agricole : Le ministère de tutelle appuie les acteurs en matériels, finances et logistiques

    • vendredi 27 avril 2018 à 17h34min

    Le ministère de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques a remis officiellement des appuis matériels, financiers et logistiques aux structures déconcentrées et aux producteurs agricoles, ce vendredi 27 avril 2018 à Ouagadougou. C’est le ministre en charge de l’agriculture, Jacob Ouédraogo, qui a présidé cette cérémonie.

    Développement du secteur agricole : Le ministère de tutelle appuie les acteurs en matériels, finances et logistiques

    « Pour booster la production agricole, il faut des appuis de ce genre », a affirmé le ministre de l’Agriculture et des Aménagements hydrauliques, Jacob Ouédraogo. C’est ce qui justifie la remise officielle des appuis matériels, financiers et logistiques aux structures déconcentrées et aux producteurs agricoles.
    Ces appuis sont constitués des matériels roulants, des logistiques agricoles et des chèques afin de moderniser les exploitations agricoles de façon durable. Il s’agit de :
     105 motoculteurs ;
     50 batteuses de riz ;
     20 despatheuses-égreneuses de maïs ;
     2 broyeurs ;
     11 véhicules tout terrain ;
     232 motocyclettes.

    Selon le ministre Jacob Ouédraogo, cette cérémonie rentre dans le cadre de la concrétisation de la promesse faite aux groupements d’intérêt économique (GIE) des régions des Cascades, de l’Est et du Centre-Ouest, lors de la cérémonie de remise officielle des infrastructures réalisées dans le cadre du programme magasins de l’Union économique et monétaire Ouest africaine (UEMOA).

    Vers l’amélioration des conditions de travail

    Afin d’améliorer les conditions de travail des acteurs du monde agricole, le ministère a mis à leur disposition du matériel composé de :
     240 tables ;
     390 chaises ;
     6 bureaux ;
     9 fauteuils.
    « Ce soutien important et fort appréciable de l’Etat burkinabè et de ses partenaires » va permettre de faire face « aux grands défis auxquels est confronté le monde paysan », car la campagne agricole demeure caractérisée par « une faiblesse de la production agricole et une persistance de l’insécurité agricole dans un contexte particulièrement difficile », a indiqué le représentant du président du bureau national des chambres d’agriculture, Eric Zougnonré.

    A en croire Jacob Ouédraogo, l’appui du jour vient renforcer d’autres que son département a réalisés. « Nous avons déjà pratiquement équipé toutes nos directions provinciales d’ordinateurs. Nous les appuyons régulièrement avec des intrants de qualité, des semences améliorées, et des engrais minéraux et organiques », a-t-il ajouté.

    En plus de l’appui financier d’un montant de 30 000 francs CFA par mois pendant six mois apporté aux agents d’appui-conseil depuis 2014, le ministère a pris l’engagement d’étendre cela à douze (12) mois pour compter de janvier 2018. A cet effet, des chèques d’une valeur totale de 177 240 000 francs CFA couvrant les quatre premiers mois ont été remis aux responsables.

    Les meilleurs agents récompensés

    Cette cérémonie a été également l’occasion d’encourager les agents les plus méritants de toutes les régions qui ont reçu des motos et des chèques offerts par le Projet riz pluvial (PRP) dans le cadre du concours « meilleur agent bas-fond ».
    L’une des lauréats, Léonie Kinda, ressortissante de la région du Centre, a réitéré sa volonté d’accompagner les producteurs techniquement comme elle l’a su faire. « Je suis très contente de recevoir une fois de plus ce prix et cela me donne le courage à aller de l’avant », a-t-elle notifié.

    Le coût global de ces appuis entièrement financés par le budget de l’Etat s’élève à 16 603 046 000 francs CFA, selon le ministre Jacob Ouédraogo.

    Subvention des produits agricoles

    Dans la foulée, le ministre en charge de l’agriculture a annoncé la réduction des prix des produits agricoles au titre de la campagne 2018-2019, dans l’ensemble des treize (13) régions du Burkina. Il s’agit entre autres de :
     7 000 tonnes de semences de variétés améliorées ;
     1 150 000 boutures de patates et de manioc ;
     15 241 tonnes d’engrais minéraux ;
     450 tonnes de fumure organique ;
     1 111 tonnes de Burkina phosphate ;
     10,42 tonnes d’activeurs de compost ;
     26 993 unités de matériels agricoles à traction animale ;
     205 unités de matériels agricoles motorisées.
    En ce qui concerne les difficultés que rencontrent toujours les agents sur le terrain, le ministre a tenu à les rassurer des solutions idoines qui seront trouvées. Pour illustrer, il a indiqué que « des dispositions sont en train d’être prises afin de sécuriser les magasins de stockage des intrants et équipements agricoles ».

    Cryspin Masneang Laoundiki
    LeFaso.net

  • La plus grande centrale hybride fioul-solaire au monde

    Energies renouvelables : La plus grande centrale hybride fioul-solaire au monde est à Essakane

    • lundi 19 mars 2018 à 01h09min

    Le président du Faso, Roch Kabore a inauguré une centrale solaire le vendredi 16 mars 2018 sur le site minier de IAM gold SA à Essakane dans la région du sahel. Cette centrale hybride d’une capacité de production de 72 mégawatts est la plus grande au monde. Une centrale solaire qui permet à Essakane SA d’économiser près de six millions de litres de fioul par an. C’était en présence des populations, des autorités politiques, administratives et religieuses de la région.

    Energies renouvelables : La plus grande centrale hybride fioul-solaire au monde est à Essakane

    15 MW, sur une superficie de 30 hectares avec un investissement de 15 milliards, c’est la nouvelle centrale solaire de la société minière Essakane SA de IAM Gold. L’inauguration du joyau a eu lieu ce vendredi 16 mars 2018 à Essakane, sur le site minier dans la région du Sahel. C’est le président du Faso qui a procédé à la mise en marche officielle de la centrale. Ajoutée à la production thermique qui existait déjà, cette nouvelle centrale hybride solaire-fioul est la plus importante au monde. Le président du Faso a salué les responsables pour cet investissement. Il espère qu’une partie pourrait desservir la ville de Dori, via la Sonabel. Le locataire de Kosyam souhaite également que les autres mines emboitent les pas de Essakane SA.

    Essakane investit et économise près de six millions de litres de fioul par an

    En investissant dans le solaire, Essakane opte pour l’énergie propre selon Stephen Letwin, président et chef de direction de IAM GOLD Corporation. Pour lui, c’est une nouvelle étape dans l’innovation et l’excellence. La mine Essakane entre ainsi dans l’ère de l’énergie propre avec une réduction annuelle de 18 500 tonnes d’émissions de CO2 et une économie de 6 millions de litres de fioul par an. Et ce n’est pas tout. La nouvelle centrale solaire, note monsieur Stephen Letwin, va générer près de 40 emplois directs durant la phase d’exploitation et un pourcentage de ses revenus sera dédié au développement local.

    Faire du Burkina Faso, un exportateur de l’énergie solaire d’ici 2020-2025
    Le ministre de l’Energie, Bachir OUEDRAOGO a lui aussi salué l’initiative de la mine. Cela va en droite ligne de la vision du gouvernement. Le Burkina Faso compte à l’horizon 2020-2025 exporter l’énergie solaire. C’est pourquoi le gouvernement soutient et encourage les producteurs indépendants d’énergie renouvelable. Et si c’est la compétence dans le domaine, il y en a. L’installation de cette centrale solaire est l’œuvre d’une entreprise burkinabè. C’est la société Essakane Solaire SAS. C’est elle qui a mis en place les 128 880 plaques solaires. L’idée de IAM Gold rappelle son premier responsable, est d’arriver à fonctionner uniquement avec les plaques solaires.

    Dimitri OUEDRAOGO
    Lefaso.net

  • Coupures d’électricité:  problème pour les artisans

    Coupures d’électricité : Des acteurs tirent le diable par la queue

    • dimanche 18 mars 2018 à 12h03min

    La direction générale de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) a informé sa clientèle lors d’une de ses conférences de presse qu’elle connaît un déficit de 50 mégawatts (MW) pour la période de pointe de 2018. Cette situation rend difficile le bon fonctionnement de certains secteurs d’activité. Ils sont nombreux, ceux-là qui utilisent l’électricité au quotidien pour leur prestation. Une équipe de LeFaso.net s’est approchée de ces travailleurs pour s’enquérir de leur situation.

    Coupures d’électricité : Des acteurs tirent le diable par la queue

    Abdoul Halim Zongo, soudeur : « En cette période de délestage, on a beaucoup de difficultés à respecter nos délais de rendez-vous. Malgré qu’on n’ait pas assez de marchés, l’électricité nous fait encore défaut. Si on connaissait au moins le timing des coupures, cela allait nous aider à mieux s’organiser mais hélas. Il y a de fois où nous coupons les fers pour les souder et le courant se coupe. On est donc obligé de s’assoir et d’attendre. Nous avons appris que la SONABEL connaît des pannes techniques actuellement, c’est pourquoi le directeur a informé la population des différentes coupures que nous allons connaître en cette période de chaleur. Malheureusement, les marchés que nous gagnons ne nous permettent pas d’acheter un groupe électrogène, car les bénéfices sont maigres ».

    Une vendeuse de glace et de jus de fruits : « Avec ces délestages, nos clients se plaignent beaucoup. Lorsque la glace ou le jus qu’ils achètent n’est pas bien congelé, ils commencent à nous accuser tout en ignorant que c’est la SONABEL qui est à l’origine de cette situation. Certains en profitent pour nous tenir des propos déplacés, mais je suis obligée de garder le silence. Le marché tourne au ralenti. Maintenant, on est obligé de produire les jus de fruits et la glace en petit nombre de peur qu’en cas de délestage, nos marchandises se gâtent ».

    Hamidou Ouédraogo, menuisier : « Nous gagnons de petits marchés de temps à autre et il est de notre devoir de respecter le délai afin de gagner la confiance des clients. Malheureusement, les coupures à répétition de la SONABEL nous font défaut. Parmi nos clients, il y a ceux qui nous comprennent mais d’autres par contre, refusent de voir la réalité en face. Je détiens un petit atelier donc je n’ai pas de moyens pour me procurer un groupe électrogène. Contrairement aux différents avis de la population sur la fourniture de l’électricité, la sortie médiatique du directeur de la SONABEL nous a rassurés sur les difficultés réelles qu’ils traversent actuellement. Je pense que la SONABEL doit diminuer sa facture en cette période, car nous n’utilisons pas beaucoup d’énergie ».

    Yacouba Ouédraogo, soudeur : « Les coupures perturbent énormément notre travail. Hier par exemple, je devrais livrer une commande mais toute la journée, il y avait coupure donc j’étais contraint. Je n’ai pas de moyen pour acheter un groupe électrogène. Parait-il que la SONABEL a fait sortir un programme où les heures des coupures sont indiquées mais je n’ai pas connaissance de cela. Tout cela explique à quel point c’est difficile pour moi de m’en sortir face à cette situation ».

    Omar Compaoré, boucher : « Le marché se passe bien mais lorsqu’il y a coupure, nous n’avons plus de clients. Ils n’aiment pas une viande qui traîne plus d’un jour chez le boucher. Parfois, ils arrivent et nous crient dessus on dirait c’est de notre faute. Nous faisons de notre mieux pour leur expliquer la situation telle que cela se présente. Comme solution, j’économise de l’argent pour acheter une plaque solaire sinon ce n’est pas bon ».

    Illias Zongo, soudeur : « Avec ces coupures, vraiment, on ne peut plus travailler. Il arrive de fois où on passe la demi-journée sans électricité donc on ne fait rien. On s’assoit et on se regarde. Si j’avais les moyens, j’allais acheter un groupe électrogène ou installer des plaques solaires afin de tenir le coup mais hélas… ».

    Sakinatou Nacoulma, poissonnière : « C’est compliqué en cette période mais on se débrouille comme on n’a pas le choix. Avec ces coupures, on est obligé d’adopter d’autres techniques de conservation. Par exemple ici, on conserve beaucoup les poissons dans la glace et on ne fait plus de grand stock. Pour le programme de la SONABEL par rapport aux coupures, je ne suis pas au courant. Il n’y a pas longtemps, j’ai fait installer des plaques solaires. J’ai investi plus de 4 millions de francs CFA dans cette énergie solaire mais à l’heure où je vous parle, même une seule ampoule ne s’allume pas. Tout est mal installé ».

    Boukary Ouédraogo, soudeur : « Comme il y a beaucoup de coupures, dans cet atelier, nous travaillons les nuits. Dans la journée, il peut y avoir trois à quatre coupures donc c’est très difficile pour nous de travailler dans cette condition. Les clients nous mettent la pression pour la livraison de leurs commandes donc cela fait que c’est compliqué pour nous. Les gens de la SONABEL n’ont qu’à voir dans quelle mesure nous aider à bien faire notre travail sinon leur simple communiqué pour nous informer que cette année il y aura assez de coupures, ne nous arrange pas. Si j’avais les moyens, j’allais me procurer un groupe électrogène même si c’est pour une petite capacité, mais ce n’est pas le cas. Les coupures d’électricité pendant les périodes de chaleur ne datent pas d’aujourd’hui, donc il revient à la SONABEL de trouver une bonne solution pour nous ses clients ».

    Youssef Yonli, coiffeur : « Avec ces délestages, rien ne va ! Des clients viennent et il n’y a pas d’électricité. Il arrive de fois où ils patientent un peu mais ils sont obligés de repartir. Imaginez de 6h à 15h, il n’y a pas d’électricité alors que c’est la seule activité que j’exerce. Et en cette période, la facture monte plus que lorsque je travaille normalement. Le bailleur se pointe pour prendre son argent. Je ne peux pas lui dire que je n’ai pas travaillé, car je dois respecter ma part de contrat. Cela remonte à plusieurs années qu’à chaque période de chaleur, il y a ce genre de coupure. C’est faute de moyen sinon je veux installer une plaque solaire. En faisant cela, je vais carrément oublier cette histoire d’électricité là même ! »

    Propos recueillis par Cryspin Masneang Laoundiki
    Lefaso.net

  • Boucle du Mouhoun acquisition d’une ambulance

    Boucle du Mouhoun : Le PNGT2-3 finance l’acquisition d’une ambulance et de matériel médico-technique

    mardi 20 février 2018

     

    Le Conseil régional de la Boucle du Mouhoun a remis une ambulance et un lot de matériel médico-technique à la direction régionale de la santé de ladite région. C’est grâce à l’appui de la phase III du deuxième Programme national de gestion des terroirs (PNGT2-3) que cette dotation de plus 42 millions a été possible. La cérémonie a eu lieu dans la soirée du 17 février 2018 à Dédougou en présence du ministre de la santé qui a salué ce geste qui permettra d’améliorer l’offre sanitaire dans la région.

    Boucle du Mouhoun : Le PNGT2-3 finance l’acquisition d’une ambulance et de matériel médico-technique

    Comme c’est le cas ces dernières années, le conseil régional de la Boucle du Mouhoun a reçu cette année encore, une subvention de la phase 3 du Deuxième Programme national de gestion des terroirs (PNGT2-3). Une aide que le conseil a utilisé entre autre pour doter la direction régionale de la santé d’une ambulance et d’un lot de matériel médico-technique. 42 400 004 F CFA, c’est le montant du don qui a été remis en présence du ministre de la santé.

    Pour Nicolas Méda, c’est un don inestimable au système de santé qui en a tant besoin. Avec l’immensité des besoins, l’Etat doit compter avec l’apport des partenaires. « Je ne peux pas compter le nombre de demande que je reçois. Cela (le don) va contribuer à l’amélioration de la qualité des soins et des conditions de travail » a-t-il dit avant de souhaiter un bon usage aux bénéficiaires.

    Tous les intervenants ont salué cette initiative du conseil régional de la Boucle du Mouhoun, et à travers elle, le PNGT2-3 qui, par ses subventions, permet de répondre aux besoins les plus pressants des populations. Pour Aboubacar Sanou, président du conseil régional, le PNGT2-3 est un des grands bailleurs de l’institution qu’il dirige et son accompagnement permet d’œuvrer au développement et à l’épanouissement des populations de la région.

    En effet, entre 2015 et 2018, c’est une subvention totale de 483 632 000 que le PNGT2-3 a mis à la disposition au conseil région de la Boucle du Mouhoun. Selon, le coordonnateur régional du PNGT2-3, Bagnoumana Ouattara, le programme appuie, en plus du conseil régional, les 41 communes rurales de la région depuis 2013. 
    Ses interventions concernent particulièrement les domaines comme le renforcement des capacités pour le développement rural décentralisé ; le financement des investissements du développement local ; la coordination, la gestion et le suivi-évaluation. Ainsi, entre 2014 et 2017, 2 491 630 316 F CFA ont été consommés par l’ensemble des collectivités territoriales de la région pour financer diverses réalisations.

    Quelques cas concrets de l’impact du PNGT2-3

    Dans le village de Bissanderou à 75 Km de Dédougou dans la commune de Tchériba, le Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) a bénéficié d’un forage en 2017. Construit en 2014, le CSPS a longtemps fonctionné 3 ans sans eau, selon Albertine Bassolé, infirmière chef de poste.

    La jeune dame se rappelle par ailleurs qu’il est arrivé aux agents soignants de finir d’accoucher une femme, surtout tard dans la nuit, sans qu’il n’y ait de l’eau pour assurer une bonne l’hygiène de la patiente et du matériel. Il fallait attendre le lendemain pour que les accompagnants aillent loin pour chercher le précieux liquide. Tout cela appartient au passé, puisque le PNGT2-3 est passé par là pour répondre à la requête du conseil municipal. Désormais, le CSPS dispose d’un forage. L’hygiène et l’assainissement s’en trouvent améliorés.

    La mairie de Tchériba a également bénéficié des fonds du programme pour la construction de 24 boutiques depuis 2014. Ces boutiques mises en location sont une force pour la mairie, reconnait le premier adjoint au maire, Yacouba Dissa, « C’est une des principales sources de revenus de la commune. Le PNGT2-3 est notre partenaire clé pour le développement de la commune, parce qu’il intervient dans tous les aspects de développement.

    « Il faut avoir le courage le dire, sans le PNGT2-3, ça sera difficile pour notre commune », explique-t-il. La commune avait déjà bénéficié d’une gare routière, de salle de classe, de centre de santé, de formation du conseil municipal, d’accompagnement pour la protection de l’environnement…

    Le conseil régional de la région de la Boucle du Mouhoun abrite également un grand magasin de stockage de céréales. Une autre réalisation également financée par le PNGT2-3, suite à un besoin exprimé. « La Boucle du Mouhoun est considérée comme le grenier du Burkina. Les paysans produisent beaucoup, mais n’ont pas de locaux pour stocker », note Arnaud Golané, responsable des marchés du conseil régional. L’acquisition du magasin est doublement bénéfique en ce qu’il permet de mettre les productions céréalières en lieu sûr, et procure des revenus au conseil.

    Des acquis et de l’espoir

    Forts des acquis engrangés par le programme, les responsables locaux de la décentralisation dans quelques communes parcourues dans la Boucle du Mouhoun sont tous unanimes. Le PNGT2-3 est pratiquement l’oxygène des collectivités. Sans lui, les communes peineront à répondre aux besoins des populations sur tous les plans.

    Prévu pour prendre fin à la fin de cette année 2018, les regards des populations et des collectivités territoriales sont tournés vers les plus hautes autorités du pays avec l’espoir de voir se renouveler le programme.

    Tiga Cheick Sawadogo
    Lefaso.net